Port-au-Prince : les marchands du secteur informel réclament sécurité et soutien de l’État

Les marchands du secteur informel réclament davantage de sécurité et d’accompagnement de l’État. Réunis au sein du Collectif des Citoyens du Secteur Informel Haïtien et des Petites Entreprises, ils ont organisé une conférence de presse, mardi 6 octobre, sur la place Dessalines, au Champ-de-Mars.

Port-au-Prince, 7 octobre 2026. — Les commerçants dénoncent les conséquences de l’insécurité sur leurs activités. Ils affirment avoir perdu leurs espaces de travail et leurs principales sources de revenus à la suite des violences des groupes armés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Cette mobilisation intervient après environ cinq marches pacifiques organisées par des commerçants du Champ-de-Mars et d’autres secteurs de la région métropolitaine.

Les commerçants réclament la reprise de leurs activités

Les représentants du collectif demandent aux autorités de créer les conditions nécessaires à la reprise des activités commerciales.

Ils souhaitent notamment pouvoir retourner au Champ-de-Mars et dans les autres espaces où ils exerçaient leurs activités. Ils estiment que cette reprise passe d’abord par une amélioration de la sécurité.

Les commerçants évoquent également les difficultés rencontrées par les familles déplacées. Ils attirent l’attention sur la situation des enfants qui peinent, selon eux, à reprendre normalement le chemin de l’école.

Le MAST interpellé

Le ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST) figure également parmi les institutions interpellées par les marchands.

Le collectif demande au ministère de respecter les engagements pris envers les petits commerçants victimes de l’insécurité. Il réclame aussi un accompagnement social plus important.

Les représentants reviennent notamment sur une aide de 100 000 gourdes accordée à certains marchands vivant dans des camps de personnes déplacées.

Selon eux, cette somme ne permet pas à plusieurs bénéficiaires de trouver facilement un logement dans la région métropolitaine. Ils évoquent notamment le coût élevé des loyers.

Sécurité et accompagnement

Les marchands demandent ainsi une réponse globale de l’État. Leurs revendications portent principalement sur la sécurité, l’accompagnement social et la reprise des activités économiques.

Après plusieurs mobilisations, le secteur informel maintient la pression sur les autorités. Les commerçants souhaitent désormais des mesures concrètes pour retrouver leurs espaces de travail et reprendre leurs activités dans des conditions plus sûres.

Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info (VBI)


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