Le SPNH-17 réclame davantage de soutien pour la santé des policiers

Le Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17) alerte sur les conditions de travail des policiers. Il réclame davantage de soutien médical, psychologique et social pour les agents en fonction, les retraités, les policiers handicapés, malades ou victimes.

CP: Christina Juliana Vilmé

Delmas, 6 octobre 2026 — Le SPNH-17 s’est exprimé lors d’une conférence de presse organisée avec la Confédération des syndicats de l’administration publique nationale (CSAPN). Ricardo Jolivert, porte-parole adjoint du syndicat, l’inspecteur Garry Jean-Baptiste, coordonnateur du SPNH-17, et Lormistil Jean Amorse, secrétaire général de la CSAPN, ont notamment pris la parole.

Santé mentale et soins médicaux

La santé mentale des policiers figure parmi les principales préoccupations soulevées. Les responsables syndicaux estiment que l’insécurité et les conditions de travail exposent les agents à de fortes pressions psychologiques.

Ils réclament davantage de services psychologiques et médicaux au sein de la PNH. Ils demandent également la mise en place de salles d’urgence, de services de soins urgents et de services de dialyse pour les policiers.

Salaires et avantages sociaux

Les représentants syndicaux ont également dénoncé les conditions salariales. Selon eux, certains policiers travaillent six jours sur sept pour environ 30 000 gourdes par mois.

Ils affirment que cette rémunération n’a pas augmenté depuis plusieurs années.

L’inspecteur Garry Jean-Baptiste appelle à une meilleure prise en compte des conditions de travail des policiers dans le budget 2026-2027. Il réclame notamment une hausse des salaires, l’accès aux cartes de débit et le paiement des primes de risque.

Revendications des policiers retraités

Le SPNH-17 et la CSAPN dénoncent aussi la situation des policiers retraités affiliés à l’ONA. Ils réclament le versement de prestations qu’ils considèrent comme des droits acquis.

Parmi ces revendications figure notamment la prime de fin de service, évaluée par les syndicats à 36 mois de salaire.

Les organisations syndicales demandent enfin le renforcement de la PNH et des autres structures de sécurité de l’État. Elles estiment que l’amélioration des conditions de travail, l’accès aux soins et la protection sociale des policiers doivent faire partie des réponses à la crise sécuritaire.

Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info (VBI)


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