Élections : Carlos Hercule inscrit, mais sceptique

L’ancien conseiller électoral, Maître Carlos Hercule, a franchi l’étape de l’inscription sur le registre électoral ce mercredi 12 août 2026 au lycée Horatius Laventure un geste qu’il qualifie de « devoir citoyen », mais qu’il accompagne d’un scepticisme marqué quant à la tenue effective du scrutin annoncé pour le 13 décembre.

Delmas, le 12 août 2026-

Un processus logistique bancal

Hercule n’a pas mâché ses mots devant la presse : « Dans moins de 88 jours, il est impossible d’inscrire 3 millions d’habitants sur 8 millions de potentiels électeurs. » Selon lui, le rythme actuel des inscriptions rend l’objectif irréaliste. Il pointe du doigt l’absence d’outils numériques qui auraient pu simplifier l’enregistrement via la carte d’identification nationale. À ses yeux, la méthode physique choisie par le Conseil électoral provisoire (CEP) constitue un handicap majeur.

Les défis logistiques

Le constat de Maître Carlos Hercule est on ne peut plus tranchant : inscrire 3 millions de citoyens en moins de 88 jours relève de l’impossible. Le processus actuel, basé sur une inscription physique, ralentit considérablement les es défis logistiques.

Le constat de Maître Carlos Hercule est brutal : inscrire 3 millions de personnes en moins de 88 jours relève de l’impossible. Le rythme actuel des inscriptions ne permet pas d’atteindre l’objectif fixé par le CEP. L’absence d’un système numérique d’enregistrement accentue la lenteur du processus. Dans un pays où la carte d’identification nationale existe déjà, Hercule estime que l’inscription en ligne aurait pu être une solution moderne et efficace. Sans cette innovation, le processus reste lourd et handicapant.

Les incohérences juridiques
Au plan légal, Hercule dénonce un décret électoral truffé d’ambiguïtés. Il juge incohérent de demander aux électeurs de choisir leurs dirigeants tout en se prononçant simultanément sur un référendum constitutionnel. Pour lui, cette confusion fragilise la crédibilité du scrutin. Il appelle à une révision du texte, menée avec la société civile et les acteurs politiques, afin de restaurer la cohérence et la confiance.

Le rôle de la société civile

Hercule insiste sur l’importance d’une participation active de la société civile. Selon lui, seule une implication réelle des organisations citoyennes peut garantir un processus transparent et inclusif. La société civile, en tant que contrepoids, doit veiller à ce que les règles soient claires et respectées, et que les électeurs puissent exercer leur droit sans manipulation.

Ajustements encore possibles

Malgré ses critiques, Hercule estime qu’il reste du temps pour corriger les failles du processus. Il exhorte les responsables à lever les zones d’ombre afin d’éviter une crise électorale dans un pays qui n’a pas voté depuis une décennie. Pour lui, l’organisation des élections demeure hypothétique, menacée par l’amateurisme et le cynisme de certains acteurs politiques.

En résumé, Hercule met en lumière trois failles majeures : une logistique défaillante, un cadre juridique incohérent et une société civile encore trop marginalisée. Pour lui, sans corrections rapides, l’échéance du 13 décembre risque de rester une promesse creuse.

Uguenson Auguste
Vant Bèf Info (VBI)


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