Élections : la RED exprime ses inquiétudes face à l’implication politique du pouvoir et met en doute sa neutralité

Dans une lettre adressée au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la Résistance Démocratique (RED) exprime ses inquiétudes sur la neutralité de l’État pendant le prochain processus électoral. L’organisation demande au gouvernement de prendre des mesures pour préserver la confiance des acteurs et de la population.

Port-au-Prince, le 12 août 2026.-Dans cette correspondance signée par son secrétaire général, Renald Lubérice, la RED rappelle la responsabilité du gouvernement de transition. Selon elle, l’exécutif doit créer les conditions nécessaires à des élections libres et crédibles.

La formation politique s’inquiète surtout de la création récente d’un groupement politique lié au pouvoir. Elle estime que cette situation peut alimenter des doutes sur l’impartialité du gouvernement.

La RED pose également des questions sur une éventuelle participation de proches du Premier ministre aux prochaines élections. Elle estime que l’organisation du scrutin et la participation politique des membres du pouvoir peuvent créer un problème de confiance.

Par ailleurs, la RED met en avant les moyens dont dispose l’État. Elle rappelle que le gouvernement contrôle les ministères, les organismes publics et les structures administratives présentes dans les différentes régions du pays.

Pour l’organisation, ces moyens imposent une certaine retenue au pouvoir de transition. Elle demande donc des garanties claires sur la neutralité de l’administration pendant toute la période électorale.

La RED réclame aussi des mécanismes indépendants capables de contrôler l’utilisation des ressources publiques. Elle veut notamment éviter que les moyens de l’État puissent servir les intérêts d’un candidat ou d’un groupe politique.

Dans sa lettre, la structure politique demande également la dissolution du groupement politique formé autour du Premier ministre. Elle souhaite que ses proches renoncent aussi à participer au processus électoral comme candidats.

La question de la confiance occupe une place importante dans la démarche de la RED. L’organisation estime qu’une élection contestée avant même le vote risquerait d’aggraver la crise politique.

Ainsi, la RED appelle le gouvernement à répondre publiquement à ses préoccupations. Elle invite également les partis politiques et les organisations de la société civile à participer aux discussions sur les garanties à mettre en place.

L’organisation précise toutefois que sa démarche ne vise pas à empêcher la tenue des élections. Elle affirme vouloir contribuer à un processus électoral crédible, transparent et accepté par les différents acteurs.

Mederson Alcindor

Vant Bèf Info (VBI)


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