La CARICOM veut une intégration plus forte pour relever les défis de la région

La Communauté caribéenne (CARICOM) a appelé à bâtir une organisation « plus forte, plus sûre, plus inclusive et économiquement plus robuste ». Cette déclaration a marqué l’ouverture de la réunion des chefs de gouvernement organisée à Sainte-Lucie. Les travaux se poursuivent jusqu’à mercredi.

Sainte Lucie , le 6 juillet 2026._
Le Premier ministre de Sainte-Lucie, Phillip J. Pierre, assure depuis le début du mois la présidence tournante de la CARICOM. Lors de la cérémonie d’ouverture, il a insisté sur la nécessité d’agir avec détermination.

« Nous devons travailler de manière stratégique et sans relâche pour assurer l’avenir de notre région », a-t-il déclaré.

Selon lui, la CARICOM ne doit pas uniquement servir les gouvernements. Au contraire, les citoyens doivent ressentir les bénéfices concrets de la coopération régionale.

Il a également rappelé qu’il ne suffit pas de parler d’intégration. Les décisions adoptées doivent être appliquées, évaluées et respectées afin d’améliorer le quotidien des populations.

L’unité du Caribe face aux défis mondiaux

Par ailleurs, Phillip J. Pierre a affirmé que l’unité constitue la priorité absolue de la CARICOM. En effet, les défis économiques, politiques et climatiques exigent une réponse commune.

Il a estimé qu’un Caribe divisé reste plus vulnérable aux influences des grandes puissances. En revanche, lorsque les États parlent d’une seule voix, leur poids diplomatique devient beaucoup plus important.

De plus, il a souligné que cette unité est essentielle pour renforcer la sécurité, promouvoir la justice climatique et offrir davantage d’opportunités aux jeunes. Ainsi, ceux-ci pourraient construire leur avenir dans la région sans être contraints d’émigrer.

Enfin, le dirigeant a lancé un appel solennel aux États membres. Selon lui, l’histoire ne pardonnera pas l’absence d’une communauté caribéenne plus forte, plus sûre, plus juste et plus unie.

Des divergences autour des États-Unis

Toutefois, plusieurs désaccords internes ont marqué les derniers mois. Ces tensions concernent notamment la position de la Première ministre de Trinité-et-Tobago, Kamla Persad-Bissessar.

Cette dernière a soutenu une intervention militaire américaine dans la région. Elle s’est également opposée à la reconduction de Carla Barnett au poste de secrétaire générale de la CARICOM.

D’ailleurs, Kamla Persad-Bissessar est arrivée à la cérémonie d’ouverture après le discours de Carla Barnett.

Carla Barnett met en avant les avancées de la CARICOM

Pour sa part, Carla Barnett a présenté le bilan de son premier mandat. Elle a rappelé les progrès réalisés au sein du Marché et Économie uniques de la CARICOM.

Depuis octobre 2025, la libre circulation totale est entrée en vigueur entre quatre États membres. Cette mesure représente une étape importante dans le processus d’intégration régionale.

Cependant, la secrétaire générale a reconnu que de nombreux défis demeurent. Elle a donc invité les pays membres à intensifier leurs efforts afin de poursuivre les réformes engagées.

La CARICOM poursuit son élargissement

Par ailleurs, Carla Barnett a annoncé que la CARICOM continue d’accueillir de nouveaux membres associés.

Curaçao a obtenu ce statut il y a deux ans. Plus récemment, la Martinique a été officiellement confirmée avant l’ouverture du sommet de Sainte-Lucie.

Aujourd’hui, la CARICOM compte quinze États membres. Il s’agit d’Antigua-et-Barbuda, des Bahamas, de la Barbade, du Belize, de la Dominique, de la Grenade, du Guyana, d’Haïti, de la Jamaïque, de Montserrat, de Saint-Kitts-et-Nevis, de Sainte-Lucie, de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, du Suriname et de Trinité-et-Tobago.

Vant Bèf Info ( VBI)


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