L’Université Lumière mobilise la communauté scientifique autour des défis sanitaires

La 9e édition des Journées scientifiques de l’Université Lumière s’est ouverte le jeudi 25 juin 2026. Pendant deux jours, chercheurs, professionnels de la santé et étudiants ont analysé les conséquences de la violence sur le système sanitaire haïtien. À l’issue des travaux, les organisateurs entendent formuler des recommandations destinées aux autorités afin d’améliorer l’accès aux soins.

Port-au-Prince, le 27 juin 2026. —
Face à l’aggravation de la crise sécuritaire, l’Université Lumière a consacré la 9e édition de ses Journées scientifiques aux répercussions de la violence sur la santé.

Les activités, organisées à la Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé de l’institution, se sont déroulées les 25 et 26 juin 2026.

Placée sous le thème « La violence en Haïti : ses répercussions sur la santé et l’accès aux soins, état des lieux et perspectives », cette édition a permis d’orienter les débats sur les principaux défis auxquels est confronté le secteur sanitaire.

Chercheurs, médecins, enseignants et étudiants ont participé à plusieurs séances de travail organisées dans différents espaces spécialisés.

Des conférences, des présentations scientifiques et des ateliers ont porté sur l’anatomie, la nutrition, le secourisme, la médecine sociale, la biologie cellulaire et la clinique externe. Des communications par affiches ont également complété le programme.

Selon Kerlanda Délicieux, coordonnatrice externe de cette édition, le choix du thème répond aux réalités imposées par la violence qui frappe le pays.

Elle estime que l’université a le devoir de contribuer à la réflexion nationale sur les conséquences sanitaires de cette crise.

Elle a indiqué que l’un des principaux objectifs est de transmettre aux autorités compétentes les recommandations formulées par les participants.

Ces propositions seront adressées au ministre de la Santé publique, Sinal Bertrand, afin d’attirer son attention sur les insuffisances persistantes du système de santé.

Par ailleurs, Mme Délicieux a plaidé pour une plus grande implication des jeunes universitaires dans les réflexions nationales.

Elle a rappelé que de nombreux professionnels de la santé ont quitté leur lieu de travail en raison de l’insécurité et que plusieurs établissements hospitaliers, dont l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), ont dû suspendre leurs activités.

Pour la coordonnatrice, garantir l’accès aux soins constitue une priorité nationale.

Elle a conclu en appelant les autorités à rétablir des conditions sécuritaires favorables au fonctionnement des institutions sanitaires, estimant qu’une population en bonne santé est un levier essentiel du développement économique, social et humain d’Haïti.

Belly-Dave Bélizaire

Vant Bèf Info (VBI)


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