Insécurité en Haïti : le commerce du maïs boucané fragilisé par les routes contrôlées par des gangs

L’insécurité qui frappe plusieurs axes routiers en Haïti affecte fortement le commerce du maïs boucané dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Malgré une production disponible dans certaines zones agricoles, notamment dans Artibonite, le transport des marchandises devient de plus en plus difficile en raison de la présence de groupes armés sur plusieurs routes nationales.

CP: Christina Juliana Vilmé

Pétion-Ville, 9 mai 2026. —Des commerçantes dénoncent l’augmentation des frais de transport entre l’Artibonite, Saint-Marc et Port-au-Prince.

À l’entrée de l’ancien cimetière de Pétion-Ville, une marchande affirme que les coûts imposés sur les routes réduisent fortement ses bénéfices.

CP: Christina Juliana Vilmé

« Latibonit, pase Senmak pou rive sou pis la yo fè nou peye 3 500 dola. Epi pou rive ak li nan Pòtoprens se prèske 4 000 dola ankò », témoigne-t-elle.

Cette hausse des dépenses influence directement le prix du maïs boucané sur les marchés.

Actuellement, trois maïs se vendent à 250 gourdes. L’unité coûte entre 75 et 100 gourdes, selon la taille et la négociation. Les petits épis sont vendus à partir de 50 gourdes.

Plusieurs commerçantes affirment continuer cette activité malgré les difficultés afin de subvenir aux besoins de leur famille.

Cette situation illustre l’impact de l’insécurité sur le commerce informel et la circulation des produits agricoles locaux en Haïti.

Entre hausse des coûts de transport, baisse du pouvoir d’achat et difficultés d’approvisionnement, les petites commerçantes et les producteurs font face à une précarité grandissante.

Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info (VBI)


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