Youri Chevry réclame la destitution du directeur de la DCPJ et une indemnisation de 5 millions de gourdes
L’ancien agent intérimaire de la mairie de Port-au-Prince, Ralph Youri Chevry, a saisi la justice haïtienne à la suite d’une intervention policière menée à son domicile par des agents de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), le vendredi 19 décembre 2025. Il réclame la destitution du directeur de l’institution ainsi qu’une indemnisation estimée à cinq millions de gourdes pour les dommages subis.

Port-au-Prince, 23 décembre 2025.- Selon les déclarations de ses avocats, cette intervention aurait causé d’importants dégâts matériels, notamment la destruction de la barrière principale de la résidence à l’aide d’un engin lourd, ainsi que la mort d’un chien appartenant à M. Chevry. L’ancien maire dénonce également une violation de domicile et une atteinte à sa liberté individuelle.
L’un de ses conseils, Me Guerby Blaise, a indiqué que la procédure judiciaire est déjà engagée. « L’affaire est actuellement enrôlée au tribunal de première instance de Port-au-Prince. Elle a été confiée au doyen Bernard Saint-Vil, et nous attendons la fixation de la date d’audience afin de défendre les intérêts de notre client », a-t-il précisé.
Me Blaise soutient que les faits reprochés aux agents de la DCPJ sont passibles de sanctions prévues par la loi. Il affirme que la défense entend obtenir l’application stricte des textes légaux, incluant la destitution du directeur central de la DCPJ, Justin Marc, ainsi qu’une réparation financière pour les préjudices matériels et moraux subis.
Cette intervention policière avait déjà suscité des réactions au sein de la société civile. Plusieurs organisations de défense des droits humains, dont le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), avaient publiquement dénoncé la descente des agents de la DCPJ au domicile de l’ancien maire.
Il convient toutefois de rappeler qu’un avis de recherche avait été émis par la DCPJ à l’encontre de Ralph Youri Chevry le 8 janvier 2021. Cet avis, publié sur la page officielle de l’institution, mentionnait plusieurs chefs d’accusation, notamment assassinat, tentative d’assassinat, destruction de biens publics et privés, ainsi qu’association de malfaiteurs.
À ce stade, aucune décision judiciaire n’a encore été rendue dans le cadre de la plainte déposée par l’ancien édile de Port-au-Prince.
Wilda DÉNESTANT
Vant Bèf Info (VBI)
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