VIH/SIDA : l’OPC exige une prise en charge à vie pour une mineure contaminée lors d’une transfusion sanguine

Une adolescente infectée au VIH/SIDA en 2018 à la suite d’une transfusion sanguine réalisée à l’hôpital “Nos Petits Frères et Sœurs”, à Tabarre, fait toujours face à une prise en charge jugée insuffisante. L’Office de la Protection du Citoyen (OPC) appelle le ministère de la Santé à assumer pleinement ses responsabilités.

Port-au-Prince, jeudi 4 décembre 2025. – Dans une correspondance adressée au ministre de la Santé, Dr Sinal Bertrand, l’OPC rappelle que la victime, âgée de 10 ans au moment des faits, a contracté le VIH/SIDA en raison d’une faute médicale reconnue par l’établissement. Malgré cette admission, l’adolescente ne bénéficie que d’un traitement antirétroviral, sans accompagnement global, indique le Protecteur du Citoyen, Me Jean Wilner Morin.

Selon l’OPC, la contamination est liée à la négligence de l’équipe médicale ayant effectué la transfusion. L’institution rapporte avoir reçu, en septembre 2025, les plaintes des parents et demande depuis des mesures concrètes pour assurer une prise en charge durable, incluant un soutien médical, psychologique et social.

L’Office estime que cette erreur médicale ne peut rester sans sanction ni réparation. Il alerte également sur l’existence d’autres cas similaires passés sous silence, faute pour les victimes d’avoir obtenu un accompagnement adéquat.

L’OPC appelle enfin le ministère de la Santé publique à renforcer les protocoles de contrôle du sang et des produits dérivés afin de prévenir tout risque de contamination future lors de transfusions.

Jean Allens Macajoux
Vant Bèf Info (VBI)


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