Un Pacte national scellé pour relancer la stabilité et organiser les élections

Après plusieurs semaines de consultations, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a obtenu l’adhésion de plusieurs forces politiques autour du « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections ». L’accord a été scellé lors d’une réunion tenue le samedi 21 février, marquant une nouvelle étape dans le processus de transition politique.

Plusieurs partis signataires

Pétion-Ville, 22 février 2026 –Les formations politiques Fanmi Lavalas, PHTK, Congrès patriotique, VIP, EDE et ASE figurent parmi les signataires du document, destiné à encadrer la transition et à préparer le retour à l’ordre constitutionnel.

Cette étape marque la fin d’une phase de négociations et l’ouverture d’une nouvelle séquence politique, selon les organisateurs.

Priorités : sécurité et élections

Le Pacte, composé de 30 articles, place au premier rang des priorités le rétablissement de la sécurité nationale et l’organisation d’élections.

L’article 4 prévoit que, dès son entrée en vigueur, le Premier ministre entame des consultations en vue de former un cabinet ministériel impartial, technique et efficace, composé de personnalités sélectionnées selon des critères de compétence, d’objectivité et d’éthique.

Sur le plan sécuritaire, l’article 8 confie au futur gouvernement la mission de renforcer les capacités opérationnelles et institutionnelles de la Police nationale d’Haïti et des Forces armées d’Haïti dans la lutte contre le banditisme armé.

Le texte prévoit également la remobilisation de la Commission nationale de désarmement de démantèlement et de réinsertion afin de favoriser la réinsertion de personnes impliquées dans des activités criminelles.

Réformes institutionnelles et processus électoral

Sur le plan institutionnel, les signataires envisagent des modifications limitées de la Constitution, fondées sur un consensus national.

Le document prévoit aussi la mise en place d’un environnement sécuritaire propice à la tenue des élections, notamment par la réouverture et la sécurisation des axes routiers. Le processus électoral en cours devra être renforcé par une administration professionnelle et modernisée sous la supervision du Conseil Électoral Provisoire.

Suivi et mise en œuvre

Une feuille de route assortie d’un calendrier a été élaborée par le gouvernement avec l’appui d’un comité consultatif composé de représentants des secteurs politique, syndical, privé et de la société civile. Ce comité, dont les membres exerceront leur mission à titre bénévole, devra accompagner la mise en œuvre du Pacte sans intervenir dans la gestion directe du pouvoir.

Des incertitudes persistent

Le document ne précise toutefois pas la durée de cette nouvelle phase de transition, une absence qui pourrait susciter des interrogations au sein de la population.

Cette nouvelle séquence politique intervient après les difficultés rencontrées par le Conseil Présidentiel de Transition à organiser des élections crédibles et à rétablir l’ordre constitutionnel, dans un contexte d’instabilité prolongée depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse le 7 juillet 2021.

Wilda DÉNESTANT
Vant Bèf Info (VBI)


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