Stéphanie Sophie Louis porte la voix de la jeunesse haïtienne au YPS Week de Bruxelles

La présidente du Gouvernement de la jeunesse d’Haïti, Stéphanie Sophie Louis, a représenté la jeunesse haïtienne lors de la Semaine Jeunesse, Paix et Sécurité (YPS Week), un événement mondial tenu à Bruxelles du 11 au 14 novembre. La rencontre, marquant le 10ᵉ anniversaire de la résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies, a réuni de jeunes leaders venus du monde entier, ainsi que des représentants de l’ONU et de l’Union européenne.

Bruxelles, 14 novembre 2025 — 

Adoptée en 2015, la résolution 2250 reconnaît le rôle essentiel des jeunes de 18 à 29 ans dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. Cette édition 2025 a donc mis l’accent sur la participation active des jeunes dans les processus décisionnels liés à la paix et à la sécurité.

Dans son intervention, Stéphanie Sophie Louis a livré un message empreint de lucidité et d’espoir au nom de sa génération.

“Je représente une génération qui refuse d’abandonner, une génération qui croit encore en la promesse de notre pays, même dans les moments les plus sombres”, a-t-elle déclaré.

La jeune leader a également évoqué la situation difficile que traverse Haïti :

“L’insécurité domine nos rues, les institutions se sont effondrées et les opportunités pour les jeunes sont presque inexistantes. Beaucoup de nos esprits les plus brillants sont contraints de partir, non pas parce qu’ils le veulent, mais parce qu’ils ne voient aucun avenir chez eux.”

“Pourtant, malgré tout cela, je me tiens devant vous, fière d’être Haïtienne, fière de notre histoire en tant que première République noire, et fière de notre peuple qui continue de résister, de créer et d’espérer.”

Elle a appelé à repenser les approches de coopération avec Haïti, plaidant pour des solutions locales et une implication directe de la jeunesse, qui représente plus de 70 % de la population.

“Pendant des années, Haïti a été le théâtre d’innombrables interventions internationales et de milliards de dollars d’aide. Pourtant, notre situation sécuritaire s’est aggravée. Trop souvent, les solutions sont importées plutôt que construites localement. J’appelle à une nouvelle approche qui place la population haïtienne, et en particulier sa jeunesse, au centre de chaque décision.”

En conclusion, Stéphanie Sophie Louis a insisté sur la nécessité de partenariats basés sur le respect mutuel :

“Haïti n’a pas besoin d’un autre correctif temporaire. Ce dont nous avons besoin, ce sont des partenariats fondés sur le respect, la co-création et la responsabilité. La paix et la stabilité doivent être construites avec le peuple haïtien, et non pour lui.”

Dans un contexte où la jeunesse haïtienne est parfois associée à la crise sécuritaire l’UNICEF estimant que la moitié des membres des groupes armés sont désormais des enfants ou des adolescents la voix de Stéphanie Sophie Louis a résonné comme celle d’une génération déterminée à construire un avenir différent.

Elle a porté un message de résilience et d’espérance, rappelant que la paix durable en Haïti ne peut se bâtir qu’avec, par et pour les jeunes.

Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)


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