Sécurité : Washington évoque des promesses de 7 500 soldats pour la GSF, mais l’incertitude demeure

Les États-Unis affirment avoir reçu des promesses d’engagement pouvant atteindre 7 500 soldats en vue de la mise sur pied de la Force de Suppression des Gangs (GSF). L’annonce a été faite par le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 19 décembre 2025 au Département d’État.
Toutefois, à ce stade, il ne s’agit que de déclarations d’intention.

Washington, 19 décembre 2025

La GSF, pourtant approuvée par l’Assemblée générale des Nations unies à travers la résolution 2793, adoptée le 30 septembre 2025, peine encore à réunir de manière concrète l’effectif requis pour son déploiement effectif sur le terrain. Cette force est appelée à remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), dont le bilan reste largement contesté.
Interrogé sur la situation sécuritaire en Haïti, Marco Rubio a reconnu que l’effort international repose pour l’instant sur des engagements non encore matérialisés.
« Nous recherchions 5 500 hommes. Nous avons déjà reçu des promesses allant jusqu’à 7 500 soldats de la part de plusieurs pays », a-t-il déclaré, soulignant par ailleurs une augmentation annoncée des contributions financières des donateurs.

Selon l’Organisation des États américains (OEA), qui s’est exprimée le 12 décembre dernier, 18 pays se seraient dits disposés à soutenir la GSF et à participer à cette coalition internationale contre les gangs armés. Là encore, aucun calendrier précis ni mécanisme de déploiement détaillé n’a été officiellement présenté.

Le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, a néanmoins évoqué des premiers déploiements possibles au début de l’année 2026, une échéance qui reste conditionnée à la concrétisation des engagements annoncés.

Cette nouvelle initiative suscite autant d’espoirs que de réserves. La MMAS, présente en Haïti pendant près de deux ans, n’avait ni atteint son effectif complet ni reçu l’ensemble des équipements promis, et n’était pas parvenue à freiner durablement l’insécurité.

Si plusieurs États semblent aujourd’hui afficher une volonté renouvelée de s’impliquer pour faire de la GSF une « réussite », une question demeure : ces promesses se traduiront-elles enfin en actions concrètes, capables de briser le cycle de violence qui frappe le pays depuis près d’une décennie ?

Wilda DÉNESTANT
Vant Bèf Info (VBI)


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