« Pwojè kominote’m se Pwojè » : à Thomassin, des jeunes invités à imaginer le changement
Thomassin,Dans les salles de classe de Thomassin, les jeunes ne sont pas seulement invités à apprendre des leçons. Ils sont aussi appelés à regarder autour d’eux, à s’interroger sur les difficultés de leur communauté et à chercher, avec leurs propres idées, des moyens de contribuer au changement. C’est tout le sens du concours « Pwojè kominote’m se Pwojè », organisé avec l’implication de la Fondation Victor Châtelain et de Premis du Monde.

L’initiative part d’une idée simple : donner la parole aux jeunes et prendre au sérieux leurs idées. Chaque projet devient ainsi une occasion pour les élèves de parler de leur réalité, de ce qu’ils voient dans leur quartier et de ce qu’ils aimeraient voir changer. Derrière chaque proposition, il y a surtout des jeunes qui apprennent à observer leur environnement autrement.
Apprendre en faisant
Le concours ne cherche pas uniquement à désigner des gagnants. Il permet aux participants de travailler ensemble, de confronter leurs idées et de défendre leurs propositions. Pour certains élèves, c’est aussi une première occasion de prendre la parole devant un public, de croire davantage en leurs capacités et de découvrir qu’une idée peut avoir de la valeur lorsqu’elle répond à un besoin réel.
La Fondation Victoire Châtelain et Premis du Monde mettent ainsi l’accent sur une jeunesse qui, malgré les difficultés du quotidien, possède des talents, des rêves et des capacités qu’il faut encourager. En créant un cadre où ces jeunes peuvent imaginer et proposer, l’initiative leur offre surtout une place dans la réflexion sur l’avenir de leur communauté.
Des idées qui peuvent devenir des actions
Au-delà des récompenses, le véritable intérêt de « Pwojè kominote’m se Pwojè » réside peut-être dans ce qu’il peut laisser chez les jeunes : la conviction qu’ils ne sont pas condamnés à rester spectateurs de leur environnement. Une idée née dans une salle de classe peut parfois devenir un projet utile à plusieurs personnes.
À Thomassin, ce concours rappelle donc que l’engagement communautaire peut commencer très tôt. Il suffit parfois d’un espace pour écouter les jeunes, d’un peu d’encouragement et de la possibilité de transformer leurs idées en projets. Car lorsqu’un jeune commence à se dire que l’avenir de sa communauté le concerne, il fait déjà un premier pas pour y prendre part.
Emmanuel Joseph
Vant Bèf Info
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