Politique migratoire américaine : 136 Haïtiens déportés au Cap-Haïtien
Les déportations se poursuivent sous la politique migratoire musclée de Trump
L’année 2026 s’annonce encore difficile pour les migrants haïtiens
Les déportations de migrants haïtiens depuis les États-Unis se poursuivent à un rythme soutenu, dans un contexte marqué par le durcissement de la politique migratoire de l’administration Trump.

Cap Haïtien, 8 janvier 2026–
En ce début d’année 2026, plusieurs vols de rapatriement ont déjà été enregistrés, laissant présager une période particulièrement éprouvante pour les ressortissants haïtiens vivant en situation irrégulière sur le territoire américain.
Ce 8 janvier , 136 Haïtiens ont été rapatriés par les autorités américaines à bord d’un vol charter ayant atterri à l’aéroport international du Cap-Haïtien. Plusieurs d’entre eux viennent de plusieurs départements du pays ; Sud, Nord, Artibonite.
Selon les témoignages recueillis par la rédaction auprès de certains déportés, ces derniers étaient détenus dans différents centres de rétention aux États-Unis avant leur expulsion. Les autorités américaines leur reprochent d’avoir pénétré ou séjourné sur le sol américain sans documents légaux.
Cette nouvelle vague de déportations s’inscrit dans la continuité d’une politique migratoire dite « zéro tolérance », remise en application par le président Donald Trump. Celle-ci vise à renforcer le contrôle des frontières, accélérer les procédures d’expulsion et réduire considérablement les possibilités de régularisation pour les migrants sans statut légal.
En Haïti, ces rapatriements massifs suscitent de vives inquiétudes. Le pays traverse déjà une crise multidimensionnelle marquée par l’insécurité, l’instabilité politique et une situation économique précaire. Le retour forcé de centaines de citoyens, souvent sans ressources et sans accompagnement adéquat, risque d’aggraver davantage les tensions sociales.
Pour de nombreux observateurs, l’année 2026 s’annonce donc particulièrement difficile pour les migrants haïtiens, tant aux États-Unis qu’en Haïti.
Les organisations de défense des droits humains, notamment le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR), dans leur prise de position appellent à une meilleure prise en compte de la situation humanitaire en Haïti et à l’adoption de politiques migratoires plus équilibrées, respectueuses de la dignité humaine.
Toutefois, les autorités américaines, dominicaines et d’autres pays de la région affirment maintenir une ligne ferme en matière de contrôle migratoire, invoquant des impératifs de sécurité et de souveraineté.
Uguenson Auguste
Vant Bèf info (VBI)
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