Politique : l’IDA plaide pour une entente nationale face à la crise
Le parti politique Inisyativ pou Devlope Ayiti (IDA) a plaidé en faveur d’une entente nationale, qu’il juge indispensable pour sortir Haïti de la crise multiforme qu’elle traverse, lors d’une causerie-débat tenue le samedi 27 décembre 2025 à Pétion-Ville.

Pétion-Ville, 28 décembre 2025.- Réunis en plein air à l’occasion des fêtes de fin d’année, les dirigeants de l’IDA ont échangé avec une centaine de citoyens autour des perspectives politiques et sociales du pays à l’horizon 2026. Ils ont notamment dénoncé les transitions politiques à répétition, qu’ils estiment responsables de l’instabilité institutionnelle et de l’aggravation de l’insécurité.
Intervenant lors de cette activité, le coordonnateur général du parti, Jean Michelet Simplice, a mis l’accent sur l’importance de la formation politique, en particulier celle des jeunes. Selon lui, aucun parti moderne ne peut aspirer à gouverner sans investir dans le renforcement des capacités de ses cadres.
« À l’IDA, nous accordons une place centrale à la formation, afin de doter nos membres d’outils de communication et de gouvernance stratégiques », a-t-il déclaré.
M. Simplice a par ailleurs affirmé que l’IDA se distingue sur l’échiquier politique national, soulignant qu’aucun de ses membres n’a, à ce jour, été sanctionné par la communauté internationale pour corruption ou collusion avec des groupes armés.
De son côté, l’ancien sénateur et cadre du parti, Francky Exius, a défendu l’idée d’une entente nationale conditionnelle, qu’il considère comme une étape incontournable pour sortir le pays de l’impasse.
« Sans entente nationale, la communauté internationale continuera d’imposer ses solutions à Haïti », a-t-il averti.
Selon M. Exius, les dirigeants appelés à succéder au Conseil présidentiel de transition (CPT) devront être des figures rassembleuses, porteuses d’un projet national. Il a toutefois estimé qu’une rupture transitoire demeure nécessaire pour créer les conditions d’élections crédibles, honnêtes et inclusives.
L’ancien parlementaire a également rappelé que la tenue d’élections reste, à ce stade, impossible dans le contexte actuel d’insécurité généralisée. Il a insisté sur le fait que la sécurité doit constituer la priorité absolue de toute nouvelle équipe dirigeante après le 7 février 2026. M. Exius a enfin mis en garde contre la multiplication des transitions, qu’il accuse de favoriser l’enrichissement d’une minorité tout en aggravant la précarité et l’instabilité du pays.
À l’approche de l’échéance du départ du CPT, aucune décision claire n’a encore été annoncée concernant la conduite de l’État après le 7 février 2026, une incertitude qui, selon plusieurs observateurs, pourrait accentuer la crise sécuritaire et socio-économique déjà à son paroxysme.
Wilda Dénestant
Vant Bèf Info (VBI)
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