Pacte national : la plateforme RED justifie sa signature
Le secrétaire général de la plateforme Résistance Démocratique (RED), Rénald Luberice, a expliqué les raisons ayant conduit son organisation à signer le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, dans une intervention sur Radio Magik9, ce mardi 24 février 2026.

Port-au-Prince, le 24 février 2026. Selon M. Luberice, la signature de RED vise avant tout à contribuer à combler le vide institutionnel laissé par la fin du Conseil Présidentiel de Transition et à accompagner les autorités dans l’organisation d’élections démocratiques.
Il a toutefois précisé que son parti ne saurait cautionner une transition sans fin. “Nous ne sommes pas en faveur d’une dynamique de transition indéterminable, ni pour des autorités dépourvues de mandat populaire”, a-t-il déclaré.
L’ancien secrétaire général du Conseil des ministres sous la présidence de Jovenel Moïse a également insisté sur la nécessité de privilégier la voie des élections pour désigner les dirigeants du pays.
Tout en appuyant certaines démarches institutionnelles, la plateforme RED affirme rester attachée au principe de légitimité démocratique et rejette toute dérive susceptible de prolonger l’instabilité politique.
Par ailleurs, Lubérice a souligné que l’adhésion au pacte, promu par le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé, repose sur des priorités jugées essentielles : le rétablissement de la sécurité nationale, la réforme de la Constitution de 1987 et la tenue d’élections crédibles.
Bien que la plateforme n’ait pas pris part à la rédaction initiale du document, elle affirme l’avoir signé sans objection majeure, estimant que l’initiative peut ouvrir la voie à un retour à l’ordre constitutionnel, dans un pays marqué par une forte instabilité.
Sarah Germain
Vant Bèf Info (VBI)
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