Oswald Durand sous blocus : des bandits armés érigent des barricades, la police aux abonnés absents

Port-au-Prince s’enfonce un peu plus dans le chaos. Depuis le jeudi 26 février 2026, des individus armés opérant dans la zone du stade Stade Sylvio Cator ont dressé de nouvelles barricades enflammées sur la rue Oswald Durand, paralysant totalement la circulation et accentuant le climat de terreur.Des arbres abattus pour bloquer la route. À hauteur de la Faculté de Médecine, des bandits ont mis le feu derrière un immense arbre situé en face de l’établissement prestigieux . 

Port-au- Prince le 3 mars 2026

Depuis dimanche, deux gigantesques acajous se sont effondrés, obstruant complètement la chaussée. Par voie de conséquences : 
Les voitures ne peuvent plus circuler.Même les motocyclettes sont contraintes de faire un détour par l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti.La rue est désormais transformée en véritable mur végétal.

Qui se souvient du restaurant  La Belle Lune lieu de rencontres pour des rendez-vous  d’affaires,  sentimentaux ou  amicaux?

Actuellement, un autre arbre imposant, situé devant La Belle Lune, brûle . Fragilisé par les flammes, il menace de s’effondrer à tout moment.S’il tombe, il bloquera totalement l’accès vers l’Hôpital général, mettant en péril la vie de nombreux passants contraints de traverser la zone.

Blocus, inondations et tirs nourris

Ce  mardi matin , la situation était explosive :
Les autobus sont incapables de franchir la zone de Portail Léogane en raison des eaux stagnantes et des piles d’immondices .
Les riverains parlent d’un véritable film apocalyptique.En arrière-plan, des tirs sporadiques continuent de retentir.Traverser le centre-ville relève désormais de l’exploit. Les troncs d’arbres servent de barricades improvisées, installées depuis plusieurs jours, sous le regard impuissant de la population.

Pour de nombreux observateurs, la situation ressemble à un bras de fer entre la Police Nationale d’Haïti et les groupes armés. Jeu macabre , chat et souris.

Pourtant, aucune amélioration tangible des conditions sécuritaires n’est perceptible. Malgré les décrets et les annonces officielles des autorités, la capitale demeure prise en otage.

Dans ce pays où la quête du gain facile tend à s’imposer comme règle, l’État central demeure l’objet de toutes les convoitises. Chacun s’agite pour ne pas être exclu du festin. Cette vache à lait, dont les mamelles semblent encore promettre d’abondantes ressources, continue d’attirer les appétits voraces d’hommes et de femmes sans retenue.

Haïti, nation plongée dans l’incertitude à tous les niveaux. Une seule certitude cependant : ceux qui se disputent son contrôle s’accordent, dans les faits, à ne rien entreprendre pour la sortir de l’impasse.

 Uguenson Auguste 
Vant Bèf info (VBI)


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