Mort suspecte de Stephora Anne-Mircie Joseph à Santiago : une pétition réclame justice et transparence
Une pétition a été lancée par la Plateforme de promotion des droits des femmes et de l’égalité de genre du Nord-Est, en partenariat avec l’organisation Fanm Angaje au Canada. Circulant sur les réseaux sociaux, cette initiative demande vérité, justice et protection pour les enfants nés en Haïti ainsi que pour les personnes d’origine haïtienne vivant en République Dominicaine.

Port-au-Prince, le 1er décembre 2025.
L’appel intervient après la mort jugée suspecte de Stephora Anne-Mircie Joseph, élève haïtienne de 11 ans, retrouvée sans vie le vendredi 14 novembre 2025 dans une piscine à Gurabo, localité de Santiago de Los Caballeros, au nord de la République Dominicaine.
La disparition de la fille unique de Lovelie Joseph a provoqué une vive émotion dans plusieurs secteurs de la société dominicaine et des inquiétudes parmi la communauté haïtienne, tant en Haïti qu’en République Dominicaine, sur les conditions sociales, politiques et économiques des réfugiés haïtiens.
Selon le journaliste dominicain Esteban Rosario, qui a révélé l’affaire, Stephora participait avec environ 80 autres élèves du Collège Da Vinci à une activité aquatique lorsqu’elle est décédée.
L’établissement indique qu’il s’agirait d’une noyade accidentelle. Toutefois, Esteban Rosario rapporte, dans une vidéo diffusée par la Fundación Zile deux semaines après le drame, qu’un acte criminel pourrait être impliqué, évoquant jalousie scolaire, racisme et xénophobie. La victime était reconnue pour ses excellentes performances académiques et sa polyglossie.
La mère de Stephora réclame une enquête complète et transparente. À ce jour, ni le parquet civil de Santiago de Los Caballeros, ni le ministère de l’Éducation, ni le Collège Da Vinci n’ont fourni d’explications détaillées sur les circonstances exactes du drame, alimentant les inquiétudes de la famille et de la communauté haïtienne.
La pétition appelle l’État dominicain à :
mener une enquête crédible, impartiale et transparente ;
rendre publiques les conclusions de l’autopsie et les images de surveillance ;
garantir la sécurité des enfants haïtiens et afrodescendants ;
mettre en place des mesures de protection durable pour les familles d’origine haïtienne vivant sur le territoire dominicain.
Les signataires soulignent que ce drame illustre les vulnérabilités des Haïtiens en République Dominicaine, notamment des enfants, dans un contexte marqué par des discours racistes et xénophobes.
Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info
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