L’OPC porte l’écho des souffrances des haïtiens au Conseil des Droits de l’Homme

Une délégation conduite par le protecteur du citoyen, Me Jean Wilner Morin, et comprenant également le directeur général de l’OPC, Jude Jn-Pierre, se trouve actuellement à Genève, en Suisse pour prendre part à la soixantième session du Conseil des Droits de l’Homme. L’occasion pour le protecteur Morin de porter, une fois de plus, à une tribune internationale, les souffrances du peuple haïtien mais aussi son aspiration sincère à la liberté, à la démocratie, à l’Etat de droit et au développement économique.

Genève, le 2 octobre 2025. C’est ce jeudi que le protecteur Morin, qui préside la délégation de l’Office de la protection du citoyen (OPC) à Genève, en Suisse, a prononcé son discours dans le cadre de sa participation à la soixantième session du Conseil des Droits de l’Homme.

C’était pour lui une belle occasion d’évoquer à la face du monde les souffrances du peuple haïtien mais aussi son aspiration sincère à la liberté, à la démocratie, à l’Etat de droit et au développement économique.

En effet, le protecteur Morin a évoqué les multiples violations des droits des haïtiens, à la fois par des actes et des circonstances planifiées, mais surtout provoquées par les élites haïtiennes elles-mêmes alors que le pays a adopté, en 1987, une constitution garantissant le respect des droits des citoyens à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur, s’alignant ainsi que la déclaration universelle des droits humains.

Il souligne la part de responsabilité des élites qui, au lieu de montrer le chemin, ont sciemment fossoyé les aspirations du peuple et le pays se trouve aujourd’hui, coincé entre les aspirations de 1804 et les promesses d’émancipation socio-économiques de 1987.

« Il devient de plus en évident que l’aspiration du peuple haïtien à la paix sociale corrélée par des principes cardinaux de démocratie comme le respect de l’État de droit, la garantie des droits fondamentaux (liberté d’expression, égalité), des élections libres et régulières, la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire), la participation citoyenne, la responsabilité des gouvernants envers le peuple, et le pluralisme politique se diluent dans l’instabilité politique, la violence, la mauvaise gouvernance et la pauvreté caractérisée », note le protecteur du citoyen.

Des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants sont contraints de fuir la barbarie des groupes armés. Ils ont abandonné leur domicile pour se réfugier dans des camps de fortunes sans réels espoirs d’amélioration ou de changements dans leur précarité, déplore-t-il.

Me Morin a rappelé que, récemment, l’OPC a publié un rapport qui établit de manière détaillée, le drame des victimes et suggère aux autorités les mesures à adopter pour éviter que la situation ne s’aggrave.

Il note aussi que 1.2 million de personnes vivent actuellement en état de promiscuité, que des milliers d’enfants ne peuvent se rendre à l’école, que des lieux d’habitation privés, des édifices publics, des bâtiments scolaires, des centres de formation professionnelles, des locaux de formation universitaire, des hôpitaux, des lieux de cultes ont été pillés, ensuite incendiés par une coalition de bandits, triste spectacle qui enfonce davantage le pays dans l’aliénation et la misère.

Pour le protecteur Morin, ce tableau, certes triste, ne représente en réalité, qu’une infirme partie de la souffrance du peuple haïtien.

Voilà pourquoi, il réaffirme la détermination de l’OPC de continuer à « porter toujours plus loin, l’écho des souffrances du citoyen haïtien, son aspiration sincère à la liberté, à la démocratie, à l’Etat de droit et au développement économique.

Il réaffirme aussi son engagement à intensifier sa coopération avec les mécanismes internationaux des droits de l’homme, et lance un appel à la solidarité internationale pour donner une réponse proportionnelle aux graves violations des droits humains perpétrées par les gangs armés.

Sans omettre la mission multinationale conduite par le Kenya, il rappelle que les forces armées et les forces de police haïtiennes sont dépassées sans omettre la force conduite par les policiers Kenyans.

Aussi, dit-il, la solidarité effective de la communauté internationale s’avère indispensable.

Dodeley Orélus

Vant Bèf Info (VBI)


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