L’Iran convoque les ambassadeurs européens après la désignation des Gardiens de la révolution comme organisation terroriste
La diplomatie iranienne a convoqué les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne accrédités à Téhéran, à la suite de la décision des Vingt-Sept de classer les Gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste, a annoncé le ministère iranien des Affaires étrangères lors d’une conférence de presse tenue ce lundi.

Téhéran, 2 février 2026. — Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baghaei, les représentants de tous les pays de l’Union européenne disposant d’une ambassade en Iran ont été convoqués entre le dimanche 1er et le lundi 2 février 2026. « Il s’agit d’une mesure minimale avant l’annonce prochaine d’autres représailles », a-t-il averti, sans préciser la nature des actions envisagées par Téhéran.

En déplacement à Toulouse, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a confirmé la convocation des diplomates européens et affirmé que la France « assume » la décision prise collectivement par les Vingt-Sept.
Parallèlement à cette escalade diplomatique avec l’Union européenne, Téhéran a indiqué que des discussions indirectes avec les États-Unis pourraient entrer dans une nouvelle phase. « Les pays de la région servent de médiateurs pour l’échange de messages », a déclaré Esmaeil Baghaei, précisant que « divers points ont été abordés » et que les détails relatifs au cadre et à la méthode de travail sont en cours de finalisation. Aucun calendrier précis ni thématique détaillée n’ont toutefois été communiqués.
La diplomatie iranienne a néanmoins rejeté toute idée de pression extérieure. « L’Iran agit toujours avec honnêteté et sérieux dans les processus diplomatiques, mais notre pays n’accepte jamais d’ultimatum », a soutenu le porte-parole, en réponse aux déclarations américaines évoquant une possible intervention militaire.
De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian a plaidé pour l’ouverture de pourparlers sur le nucléaire avec Washington. Cette position intervient alors que le président américain Donald Trump a réaffirmé, durant le week-end, son souhait de parvenir à un accord avec Téhéran, tout en maintenant la menace d’une option militaire.
Dans un contexte de tensions régionales accrues et d’absence de relations diplomatiques formelles entre l’Iran et les États-Unis depuis plus de quarante ans, Téhéran adopte une posture prudente, tout en laissant entrevoir la possibilité d’un dialogue encadré.
Wilda Dénestant
Vant Bèf Info (VBI)
Avec Le Monde
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