Le Groupe d’Initiative pour la Paix et la Prospérité appelle au remplacement du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) avant le 7 février
Le Groupe d’Initiative pour la Paix et la Prospérité (GIPP) exige le départ du Conseil présidentiel de transition (CPT) avant le 7 février, estimant que l’instance a failli à sa mission, notamment en matière de sécurité et d’organisation des élections prévues dans l’accord du 3 avril. L’appel a été lancé lors d’une activité organisée dans les locaux de LAPEH, en présence de plusieurs organisations politiques et de la société civile.

Bourdon, 5 décembre 2025. — Le secrétaire du GIPP, Jean Elysé Céliscar, a annoncé une série de mobilisations à travers le pays pour réclamer la fin du mandat du CPT. « Du 14 janvier au 7 février, une période de désobéissance civile sera décrétée sur tout le territoire jusqu’au départ du Conseil présidentiel de transition », a-t-il déclaré.
Selon le GIPP, le mandat du CPT est marqué par des pratiques de mauvaise gouvernance et par le non-respect de l’accord du 3 avril, qui plaçait la sécurité et la préparation des élections au cœur de sa feuille de route.
Pendant ce temps, la situation sécuritaire continue de se dégrader. Dans l’Artibonite, de nombreux habitants fuient leurs maisons pour échapper aux violences des gangs. À Cabaret, des citoyens en viennent à implorer la clémence des chefs de groupes armés, tandis que des milliers de déplacés survivent dans des conditions précaires. Plusieurs voix dénoncent l’écart entre la réalité du terrain et les bilans « fantômes » présentés par les autorités.
Face à cette crise multidimensionnelle, le docteur Mackendy Jacques, coordonnateur du Groupe de réflexion et d’action, appelle à une mobilisation nationale. « L’État-nation risque de s’effondrer. Un vibrant appel est lancé à tous les fils du pays pour recouvrer la souveraineté, la dignité nationale et refonder l’État sur des bases durables pour tous », a-t-il affirmé.
Si certains acteurs politiques exigent le départ immédiat du CPT, d’autres mettent en garde contre un potentiel vide institutionnel après le 7 février. Plusieurs observateurs plaident pour un consensus national large et rapide afin de sortir le pays de l’impasse et de remettre en marche le processus électoral.
Pierre Daniel Lamartinière
Vant Bèf Info (VBI)
Discover more from Vant Bèf Info (VBI)
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
