Le Bloc politique ANGAJMAN 18 Novanm refuse de signer le pacte et accorde 120 jours de trêve aux autorités
Le ANGAJMAN 18 Novanm a annoncé ne pas avoir signé le pacte conclu entre les autorités en place et plusieurs regroupements politiques. Dans un communiqué publié ce mardi, la structure politique évoque de « sérieuses réserves » quant à la démarche adoptée, au contenu de l’accord et à ses implications.

Port-au-Prince, 24 février 2026 —Selon ses responsables, le processus ayant conduit à la signature du pacte ne répond pas aux exigences de transparence et d’inclusivité jugées nécessaires dans le contexte actuel. Le Bloc affirme ne partager ni l’approche méthodologique ni les termes de l’entente proposée.
Malgré ce refus, la formation politique dit vouloir adopter une posture responsable afin de ne pas contribuer à l’aggravation de la crise politique et institutionnelle que traverse le pays. Elle estime toutefois que la transition en cours s’est « excessivement prolongée », plongeant le pays dans une incertitude institutionnelle persistante.
Le Bloc insiste sur la nécessité d’un retour à l’ordre constitutionnel et rappelle que la direction du pays doit revenir à des autorités issues du suffrage universel. Pour ses dirigeants, l’organisation d’élections crédibles demeure une priorité.
Dans ce contexte, ANGAJMAN 18 Novanm annonce accorder une trêve de 120 jours aux autorités. Cette période doit permettre, selon le communiqué, d’enregistrer des avancées concrètes sur plusieurs priorités, notamment le rétablissement de la sécurité publique, la mise en œuvre de mesures effectives de protection des citoyens et l’adoption de dispositions crédibles en vue de l’organisation d’élections libres et transparentes.
Le Bloc précise que ce délai constituera un test pour évaluer la capacité des autorités à poser des actions tangibles et à créer les conditions nécessaires à la tenue d’un scrutin.
Bien qu’il ne soit pas signataire du pacte, ANGAJMAN 18 Novanm affirme ne pas vouloir constituer un obstacle au processus en cours ni fournir un prétexte à son échec. La formation politique dit privilégier l’intérêt supérieur de la nation et appelle à des résultats concrets dans les mois à venir.
Les autorités disposent désormais de quatre mois pour démontrer leur capacité à répondre aux attentes exprimées et à engager le pays sur la voie d’un retour à la normalité institutionnelle.
Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)
Discover more from Vant Bèf Info (VBI)
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
