L’ancien député Arodon Bien-Aimé appelle à une transition crédible après le 7 février

L’ancien député haïtien Arodon Bien-Aimé a appelé, ce mercredi, à une transition politique crédible à la tête de l’État après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), prévue le 7 février prochain.

Port-au-Prince, 7 janvier 2026 —Dans une interview accordée à Vant Bèf Info (VBI), l’ex-parlementaire a dénoncé ce qu’il qualifie d’« absence de volonté réelle » des dirigeants actuels pour le bien-être collectif des Haïtiens. Selon lui, certains acteurs politiques, héritiers du pouvoir de l’ancien Premier ministre Ariel Henry, continueraient de chercher à se maintenir aux commandes de l’État à travers le CPT.

Arodon Bien-Aimé a également pointé du doigt des figures influentes du secteur privé, accusées de vouloir financer le maintien de l’un des conseillers présidentiels au pouvoir, aux côtés de l’actuel Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

L’ex-député estime que le CPT doit impérativement céder le pouvoir et qu’une personnalité reconnue pour son intégrité et sa crédibilité devrait diriger la transition afin de restaurer la confiance de la population et de la communauté internationale. Il a affirmé que son mouvement politique refuse de considérer la tenue d’élections sous l’équipe actuelle, la jugeant « totalement irréaliste ».

Concernant l’immunité judiciaire accordée aux membres du CPT après leur passage à la tête de l’État, Arodon Bien-Aimé l’a qualifiée d’« inacceptable ». Il a décrit le CPT, composé de neuf membres, et la Primature comme « dix plaies d’Égypte » pour le pays.

Sur le plan sécuritaire, il préconise un renforcement significatif des forces de l’ordre et des investissements dans des programmes sociaux pour limiter l’influence des groupes armés.

Enfin, l’ancien député a proposé quatre pistes pour assurer la stabilité du pays avant le 7 février : le choix d’une personnalité consensuelle pour diriger la transition, le recours au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), la possibilité de confier la transition à la Cour de cassation ou la nomination d’un Premier ministre assurant une transition structurée, à l’image de celle menée par Ariel Henry.

Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)


Discover more from Vant Bèf Info (VBI)

Subscribe to get the latest posts sent to your email.