La force de répression des gangs : on l’attend au tournant
Les Nations Unies ont approuvé un nouveau plan d’appui à Haïti dans la lutte contre l’insécurité. Dans un document rendu public ce vendredi 31 octobre 2025, des précisions ont été apportées sur l’importance, le processus et le rôle des États-Unis dans le déploiement de cette force.

Port-au-Prince, 31 octobre 2025.
Baptisée Force de répression des gangs (FRG), cette nouvelle mission remplacera la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS). Elle sera épaulée par le Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti (UNSOH) et par un Groupe de partenaires permanents chargé de la coordination. Son financement reposera à la fois sur des contributions obligatoires des États membres de l’ONU et sur des dons volontaires versés à un fonds fiduciaire dédié.
La FRG réunira une équipe internationale de policiers et de militaires appelée à travailler aux côtés de la PNH. Son mandat : neutraliser les gangs et permettre à Haïti de retrouver sa souveraineté sécuritaire. Les États-Unis, sans engager leurs troupes, offriront un soutien stratégique et logistique. Washington rappelle avoir déjà consacré plus de 835 millions de dollars à la lutte contre l’insécurité en Haïti.
Mais au-delà des chiffres et des promesses, la question demeure : une force étrangère peut-elle, à elle seule, résoudre une crise enracinée dans la pauvreté, l’exclusion et la défaillance institutionnelle ? Sans réformes sociales profondes, sans un véritable plan de reconstruction nationale où justice et éducation deviennent prioritaires, cette énième mission risque de n’être qu’un pansement de plus sur une plaie béante.
Sarah Germain
Vant Bef Info
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