Konviksyon Pou Chanjman dénonce l’échec du CPT et appelle à la solidarité

Dans une note de position publiée le vendredi 10 octobre 2025, le Parti Konviksyon Pou Chanjman (KPC) dénonce l’échec du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) à restaurer la sécurité, organiser un référendum et les élections. Le parti appelle la communauté internationale à soutenir le peuple haïtien et exige la mise en place d’une transition crédible avant le 7 février 2026, soulignant que l’avenir du pays dépend de sa population.

Port-au-Prince, le 11 octobre 2025.-

En effet, selon le KPC, le CPT a laissé le pays effondré et du même coup abandonné le peuple. Le parti dénonce une fragmentation du territoire national, la prise de contrôle de régions par des groupes armés, et une violence devenue une “mode de gouvernance de fait.” Le KPC soutient que les enfants haïtiens deviennent messagers, espions ou soldats et des milliers de familles vivent dans la peur, avec des routes coupées et des écoles détruites. Le parti s’appuie sur le rapport du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, rappelant que les gangs propagent la peur au-delà de la capitale, des milliers de personnes sont déplacées, des femmes violées, des enfants enrôlés, la faim et l’insécurité s’intensifient.

Toujours selon le KPC, les données ONU révèlent que plus de 16 000 personnes ont été tuées et près de 7000 blessées depuis janvier 2022. Entre 270 000 et 500 000 armes à feu circulent illégalement. 1,3 million de personnes ont fui leur domicile, dont la moitié sont des enfants. 6 millions d’Haïtiens ont besoin d’aide humanitaire immédiates. Depuis mars 2025, au moins 559 personnes ont été tuées par des unités de police, dont 11 enfants, en dehors de tout cadre judiciaire. 174 exécutions extrajudiciaires par la police en 2025, selon le parti.

De fait, le KPC affirme que la violence n’est plus un symptôme mais une méthode de gouvernance. Selon lui, le CPT a échoué à restaurer la confiance, garantir la justice et protéger la vie des citoyens. Sur le plan politique et moral, le KPC dénonce l’incapacité du CPT à bâtir un consensus, à lancer le processus électoral et à assurer la sécurité minimale. Le parti évoque aussi la perte de confiance du peuple haïtien, nourrie par les scandales, la corruption et l’arrogance politique. Pour le KPC, le peuple haïtien est le vrai responsable de la solution nationale et la communauté internationale doit soutenir les forces sociales, politiques et citoyennes.

Le KPC exige que le CPT quitte la tête de l’État au plus tard le 7 février 2026, la mise en place d’une transition courte, inclusive et crédible, une réunion en table nationale de entre les forces politiques, sociales et religieuses en vue de définir un cap commun vers la stabilité.

Le KPC conclut en rappelant que l’échec est échec et que Haïti ne pourra se reconstruire qu’en rompant avec la répétition de ses erreurs. Le parti appelle la population, la diaspora et les forces citoyennes à s’unir pour un avenir démocratique, juste et souverain, fondé sur la lucidité et le courage collectif.

Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)


Discover more from Vant Bèf Info (VBI)

Subscribe to get the latest posts sent to your email.