Jean Rodolphe Joazile défend la sanction de deux soldats et réclame un cadre juridique pour les FAD’H

L’ancien Sénateur Jean Rodolphe Joazile estime que la sanction infligée à deux soldats des FAD’H répond à une exigence de discipline militaire. Il appelle à renforcer le cadre juridique de l’institution afin de garantir le respect des procédures et des droits des militaires.

Fort-Liberté, le 8 juin 2026.-

En effet, la dégradation de deux soldats des FAD’H a alimenté l’opinion publique, jusqu’à créer une division. Les militaires sont accusés d’avoir participé au vol de sucre. Dans une réflexion publiée le 7 juin 2026 à Fort-Liberté, Jean Rodolphe Joazile a analysé cette décision. Il estime que la controverse porte sur la sanction que sur les faits reprochés.

Selon lui, la plupart des observateurs condamnent l’acte attribué aux deux soldats. Il affirme qu’une enquête interne a précédé la décision du haut commandement. Il cite une source issue de l’état-major des FAD’H. Selon cette source, les investigations ont permis d’établir l’implication des deux militaires. Il considère donc que la sanction ne résulte pas d’une décision arbitraire.

Pour lui, la discipline est un principe fondamental de toute institution militaire. Il estime qu’une absence de réaction fragiliserait davantage les FAD’H. Il rappelle que le maintien de l’ordre est une responsabilité de la hiérarchie militaire.

Des interrogations sur le respect des garanties juridiques

Le parlementaire reconnaît l’existence des préoccupations légitimes. Ce, concernant, le respect des principes juridiques applicables aux sanctions disciplinaires. Il rappelle qu’une sanction devrait reposer sur une base légale claire. Elle devrait aussi garantir le droit à la défense.

Selon ses dires, ces difficultés s’expliquent par la reconstruction encore inachevée des FAD’H. Plusieurs mécanismes institutionnels ne sont pas encore pleinement opérationnels. Il évoque l’inexistence de certaines structures spécialisées. Ces instances sont appelées à traiter certaines fautes commises par des militaires. Leur absence alimente aujourd’hui les débats autour de cette affaire.

Tout en défendant la nécessité de la discipline, il met en garde contre certaines dérives. Selon lui, les procédures disciplinaires doivent être mieux encadrées pour respecter les garanties reconnues aux militaires. L’ancien Ministre appelle le haut état-major à agir au fait et recommande la création d’un service juridique au sein des FAD’H. Cette structure, conclut-il, permettrait d’accompagner les autorités militaires et réduirait les risques de contestation.

Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)


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