Jean Elysée Céliscar met en doute la neutralité de Mgr Pierre-André Dumas dans la médiation politique

Le professeur Jean Elysée Céliscar a exprimé, ce mercredi 14 janvier 2026, de sérieux doutes sur la neutralité de Monseigneur Pierre-André Dumas dans le processus de médiation politique en cours. Dans une interview accordée à la rédaction, il estime que toute tentative de dialogue ne peut aboutir sans un médiateur perçu comme impartial par l’ensemble des acteurs politiques.

Port-au-Prince, 14 janvier 2026. — Selon le professeur Céliscar, la crédibilité d’une médiation dépend avant tout de l’acceptation du médiateur par les parties concernées. Or, souligne-t-il, le nom de Monseigneur Dumas suscite des réserves dans certains milieux politiques, ce qui, d’après lui, affaiblit les chances de parvenir à un consensus durable, à l’approche de l’échéance du 7 février.

L’universitaire soutient également que, dans le contexte haïtien, l’Église catholique ne peut s’engager institutionnellement dans une médiation politique que par l’intermédiaire de ses structures officiellement habilitées. Il considère que la démarche attribuée à Monseigneur Dumas relève davantage d’une initiative personnelle, qui ne saurait engager l’ensemble de l’Église ni offrir les garanties d’impartialité requises dans un contexte aussi sensible.

Sur le plan politique, Jean Elysée Céliscar réaffirme sa position en faveur du respect strict des échéances prévues dans l’accord du 3 avril 2024. Il rappelle que le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) arrive à terme le 7 février et estime que toute prolongation, formelle ou de fait, risquerait d’aggraver la crise de légitimité et de nourrir l’instabilité.

Concernant l’après-7 février, il préconise une gestion limitée des affaires courantes par le gouvernement en place, dans l’attente d’un nouvel accord politique. Il précise que cette période ne devrait pas donner lieu à des décisions engageant durablement l’État ni à de nouveaux décaissements de fonds publics, en l’absence d’un cadre politique consensuel.

Tout en se montrant ouvert au dialogue, le professeur Céliscar insiste sur la nécessité de bases « claires, transparentes et impartiales » pour toute initiative de médiation, condition qu’il juge indispensable pour espérer une sortie de crise durable.

Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)


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