Insécurité : cinq cas d’enlèvements recensés à Delmas 31 en une journée

Le quartier de Delmas 31 continue d’être la cible privilégiée de bandits armés. Au moins 8 cas d’enlèvements ont été enregistrés dans cette zone au cours des deux dernières semaines, selon des informations confirmées par une source policière. Une série de rapts qui s’ajoute à une longue liste d’actes d’insécurité frappant résidents, travailleurs, parents et élèves.

Delmas, le 4 décembre 2025-

Les premiers cas signalés se sont produits tout près d’un établissement scolaire, tôt ce jeudi 4 décembre . D’autres enlèvements ont été rapportés non loin des anciens locaux de la mairie de Delmas, renforçant le climat de peur qui règne dans le secteur.

Des enlèvements en série

En moins de quinze jours, plus d’une dizaine de personnes pères et mères de famille, élèves, professionnels ont été enlevées dans la commune. Les ravisseurs opèrent le plus souvent aux heures de pointe, alors que les rues sont très fréquentées. « Dans la majorité des cas, les agents de la PNH sont aux abonnés absents », déplore une commerçante interrogée sur la recrudescence des cas de kidnapping.

Cette insécurité persistante plonge les habitants dans l’angoisse. Les familles des victimes, laissées sans nouvelles, vivent dans une attente insoutenable.

Le rapt du jeudi 27 novembre

L’un des derniers enlèvements en date s’est produit le jeudi 27 novembre, vers 8 heures du matin. Quatre personnes ont été enlevées à Delmas 31 par des individus armés non identifiés. Selon des témoins, les victimes des amis proches, habitués à se retrouver quotidiennement à la rue Vaval pour discuter autour d’un verre ont été enlevées alors qu’elles se trouvaient ensemble. Les ravisseurs ont quitté les lieux à bord du véhicule appartenant à l’une des victimes.

La nouvelle a semé la consternation dans le quartier. Les résidents, choqués, dénoncent l’augmentation fulgurante des cas d’enlèvements et réclament une présence policière constante pour dissuader les groupes armés.

À ce jour, aucune communication n’a été établie entre les ravisseurs et les familles des otages.

Indignation générale, réponses insuffisantes

À chaque nouvel enlèvement, les réactions se multiplient : responsables politiques, membres de la société civile et défenseurs des droits humains condamnent unanimement ces actes qu’ils qualifient d’atteintes graves à la dignité humaine. Pourtant, sur le terrain, les mesures annoncées par la Police nationale d’Haïti peinent à rassurer la population.

La PNH affirme avoir adopté de nouvelles dispositions, mais sans véritable stratégie globale pour réduire la marge de manœuvre des gangs. Dans les faits, estiment plusieurs riverains, les forces de l’ordre semblent concentrer leurs efforts sur la protection des grandes entreprises privées et l’escorte des autorités bénéficiant de privilèges, au détriment de la sécurité collective.

Entre peur, frustration et sentiment d’abandon, les habitants de Delmas 31 tentent de survivre dans un environnement où le kidnapping est devenu une menace quotidienne.

Uguenson Auguste
Vant Bèf info (VBI)


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