Haïti/Sécurité : confusion autour d’un incident ayant couté la vie à une dizaine de personnes

Au moins une dizaine de personnes, présentées comme des civiles, ont été tuées, le samedi 6 septembre dernier au Centre-Ville de Port-au-Prince en marge des affrontements entre la police et des bandits. Le directeur exécutif du Réseau National des Droits Humains (RNDDH) affirme que les victimes ont été tuées lorsqu’un drone à charge kamikaze a explosé après s’être tombé sur une camionnette à bord de laquelle elles se trouvaient.

Le militant des droits humains rappelle que, le 19 août dernier, au moins deux agents du Groupe d’Intervention de la Police Nationale d’Haïti (GIPNH), avaient été tués dans l’explosion d’un drone kamikaze à Kenscoff. Il plaide pour une meilleure utilisation de ces engins explosifs qui, dit-il, doivent atteindre leurs cibles.

Pierre Espérance rappelle aussi qu’à plusieurs reprises, des véhicules transportent des bandits d’un point à un autre sans être inquiétés alors que les drones kamikazes ratent leurs cibles. Voilà pourquoi il parle d’une « utilisation sélective ».

Cependant, il se dit favorable à l’utilisation, par les forces de l’ordre, de tout équipement pouvant leur permettre de venir à bout des bandits. Ces derniers, dit-il, ont fait beaucoup de tort au pays, il est temps que le règne prenne fin.

Julio Joseph, un commerçant blessé lors des incidents au Centre-Ville, conteste la version selon laquelle, le véhicule à bord duquel il se trouvait, avait été frappé par un drone explosif.

Il affirme que la camionnette (Véhicule de transport en commun) avait essuyé des tirs avant de finir sa course dans un mur, a-t-il dit, soulignant que le chauffeur ainsi que plusieurs passagers ont été tués et d’autres, comme lui, blessés.

Dodeley Orélus

Vant Bèf Info (VBI)


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