Haïti : les syndicats de l’administration publique annoncent une grève à partir du 19 octobre
La Confédération des syndicats de l’administration publique nationale annonce une grève à compter du lundi 19 octobre pour contraindre les autorités à améliorer les conditions de travail des employés publics. Parmi les principales revendications figurent l’annulation du prélèvement de 15 % sur les salaires, la mise en place d’un régime d’assurance adéquat et le paiement du quatorzième mois.

Port-au-Prince, le 17 octobre 2026 —
Le mouvement bénéficie notamment du soutien du Syndicat national des policiers haïtiens (SYNAPOHA). À cette occasion, son porte-parole, Mathieuny Sidel, appelle les policiers à faire preuve de professionnalisme et à ne pas se détourner de leur mission fondamentale : protéger et servir la population.
Le syndicaliste met également en garde contre toute tentative de manipulation politique. « Il ne faut pas se laisser manipuler par des politiques partisans du chaos », insiste-t-il, exhortant ses collègues à rester attachés à leurs responsabilités professionnelles malgré les tensions liées au mouvement de grève.
Le SYNAPOHA dénonce la précarité des policiers
Mathieuny Sidel revient, une nouvelle fois, sur les conditions de vie difficiles auxquelles sont confrontés les policiers haïtiens. Selon lui, nombre d’entre eux peinent à subvenir aux besoins de leurs familles, dans un contexte marqué par la hausse des dépenses quotidiennes et l’insuffisance des moyens financiers.
La scolarité des enfants, le paiement du loyer et les dépenses courantes constituent, entre autres, des charges auxquelles les agents doivent faire face avec des ressources limitées. Une situation qui, selon le porte-parole du SYNAPOHA, souligne l’urgence d’améliorer les conditions socioéconomiques des policiers.
Au-delà des revendications salariales et sociales, cette mobilisation remet sur la table la question de la protection des employés publics, notamment en matière d’assurance et de rémunération.
Le budget 2026-2027 au cœur des préoccupations
Les revendications syndicales interviennent dans un contexte de fortes préoccupations concernant le pouvoir d’achat et les conditions de vie de la population. L’examen du budget de l’exercice fiscal 2026-2027 suscite également des interrogations quant à la place accordée aux besoins sociaux des citoyens et des travailleurs de l’État.
Pour les organisations mobilisées, l’amélioration des conditions de travail, la protection sociale et le respect des droits des employés constituent des enjeux majeurs auxquels les autorités doivent apporter des réponses concrètes.
Reste à savoir si cette nouvelle mobilisation conduira le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à engager des discussions avec les syndicats et à donner suite à leurs revendications.
L’ampleur du mouvement et la réaction des autorités seront déterminantes pour la suite de ce bras de fer social.
Uguenson Auguste
Vant Bèf Info (VBI)
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