Haïti : les chefs de gangs de “Viv Ansanm” sombrent dans la paranoïa et la brutalité

Depuis les récentes opérations de la Force de Suppression des Gangs (FSG) à Croix-des-Bouquets, le climat s’est considérablement dégradé dans les zones contrôlées par les groupes armés. Acculés et paniqués par la pression croissante des forces de sécurité, les chefs de gang deviennent de plus en plus violents, non seulement envers la population, mais aussi envers leurs propres “soldats”.

Port-au-Prince, le 20 novembre 2025. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des scènes de torture infligées à leurs soldats : battus avec une violence extrême simplement pour s’être reposés. Cette montée de brutalité traduit un climat de suspicion interne grandissant au sein de ces groupes criminels en perte de contrôle.

Dans les quartiers de Croix-des-Bouquets, les habitants vivent désormais dans une peur constante.

Depuis le 14 novembre 2025, plusieurs témoignages font état de fouilles de téléphones portables par les hommes armés. Toute personne suspectée d’échanger des informations ou de ne pas suivre les ordres stricts imposés par les chefs de gang risque jusqu’à peine de mort.

Plus d’une dizaine de civils ont déjà été exécutés dans ces conditions, selon des sources locales.

Leur cruauté dépasse l’entendement

Les gangs armés qui sévissent en Haïti sont devenus de véritables bourreaux du peuple. Loin d’être des défenseurs d’une cause ou d’une quelconque justice sociale, ils ne sont que des oppresseurs, semant la mort, la peur et la misère.

Leurs actes barbares, assassinats, viols, enlèvements et extorsions détruisent des familles et anéantissent toute forme d’espoir dans les quartiers qu’ils contrôlent.

Ils exploitent la vulnérabilité d’une population abandonnée, imposent leur autorité par la force, et utilisent des enfants comme soldats ou espions.

Leur prétendue unité n’est qu’un masque pour dissimuler une soif de pouvoir criminelle. Ils sont une honte nationale, un frein à la paix, au progrès et à la reconstruction du pays, soutient plus d’un.

Haïti ne pourra jamais se relever tant que ces groupes armés continueront à exister et à opérer dans l’impunité et qui sont des destructeurs de vies, d’avenir, de dignité.

Nerline Félix

Vant Bèf Info


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