États-Unis : la députée Sheila Cherfilus-McCormick visée par de nouvelles accusations de financement illégal
La représentante démocrate de Floride fait l’objet d’une procédure devant la commission d’éthique de la Chambre. Une audition publique, rare, est prévue le 5 mars à Washington.

Washington, 12 février 2026._La représentante démocrate de Floride Sheila Cherfilus-McCormick est de nouveau mise en cause dans une affaire de financement politique présumé illégal. Déjà inculpée au niveau fédéral dans un dossier distinct lié à l’utilisation de fonds de son entreprise lors d’une campagne antérieure, l’élue fait désormais l’objet d’accusations examinées par la commission d’éthique de la Chambre des représentants.
Une audition publique, procédure rare dans ce type d’enquête, est fixée au 5 mars à Washington.
Selon un rapport parlementaire relayé par le Miami Herald, plus de 800 000 dollars auraient transité en 2022 depuis la société pétrolière haïtienne PetroGaz-Haïti S.A. vers des structures politiques liées à l’entourage de la députée.
Les enquêteurs décrivent un circuit financier impliquant l’organisation Progressive People Inc., présidée par le maire de North Miami Beach Michael Joseph, et dont le vice-président était l’époux de l’élue, Corlie McCormick.
Selon le rapport, 89 % des revenus de cette organisation en 2022 auraient été transférés à une entité aujourd’hui dissoute, Truth & Justice Inc., qui aurait financé des dépenses de campagne non déclarées, dont plus de 150 000 dollars en envois postaux.
Le document établit également des liens avec plusieurs responsables politiques, dont le maire de North Miami Alix Desulme et le consultant politique Mark Goodrich. Les enquêteurs affirment que PetroGaz-Haïti, enregistrée en Floride au nom de Frédéric Elusma et ayant perçu 12,5 millions de dollars du gouvernement haïtien, constitue la principale source des fonds.
L’entreprise aurait également été associée à l’ancien sénateur haïtien Rony Célestin, sanctionné par les États-Unis en 2022 dans une affaire distincte. Les personnes citées contestent toute irrégularité ou affirment ne pas connaître l’origine précise des montants mentionnés.
De son côté, Sheila Cherfilus-McCormick rejette les 27 allégations recensées dans le rapport d’éthique. Au Miami Herald, elle déclare que les faits sont « délibérément déformés » et affirme que la procédure est instrumentalisée à des fins politiques. Elle assure n’avoir commis aucune infraction.
Sarah Germain
Vant Bèf Info
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