États-Unis-Colombie : Donald Trump et Gustavo Petro affichent une entente prudente
Après plusieurs mois d’échanges virulents notamment après le raid ayant mené à la capture de Nicolas Maduro, le président américain Donald Trump et son homologue colombien Gustavo Petro ont affiché une entente cordiale le mardi 3 février 2026, à l’issue d’une rencontre à la Maison-Blanche, centrée sur la lutte contre le trafic de drogue et les questions énergétiques.

Washington, le 4 février 2026. Le président américain Donald Trump a reçu son homologue colombien Gustavo Petro à la Maison Blanche en présence du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et des ministres colombiens de la Défense Pedro Sanchez et des Affaires étrangères Rosa Villavicencio.
« Nous avons eu une très bonne réunion, je l’ai trouvé formidable », a déclaré le président Trump à des journalistes, au terme d’un entretien à huis clos d’environ deux heures entre les deux dirigeants.
Par ailleurs, le locataire de la Maison Blanche a indiqué travailler à la levée de sanctions imposées l’an dernier à son homologue colombien, pour des accusations de liens avec le trafic de drogue. Des allégations qualifiées de « calomnies » par Gustavo Petro.

Donald Trump a également affirmé que les deux pays s’étaient engagés à renforcer leur coopération contre le groupe rebelle ELN.
De son côté, Gustavo Petro a qualifié la rencontre d’« optimiste » et de « constructive », tout en reconnaissant des divergences profondes dans l’approche de la lutte antidrogue.
« Il existe sans aucun doute différentes façons d’envisager le problème, certaines approches sont agressives, d’autres peut-être plus ouvertes à une construction collective, nous essayons de préserver ce qui nous unit plutôt que ce qui nous divise » a-t-il déclaré.
Le président colombien a en outre indiqué avoir plaidé pour une stratégie ciblant les principaux dirigeants des réseaux criminels.
« J’ai dit à Donald Trump qu’il fallait s’attaquer aux chefs. Les plus grands trafiquants de drogue ne sont pas ceux qu’on imagine », a-t-il affirmé, précisant avoir exhorté Washington à coopérer pour localiser et capturer les hauts responsables du trafic de drogue vivant à l’étranger, notamment aux Émirats arabes unis, en Europe et aux États-Unis.
Les discussions ont également porté sur la possibilité d’exporter du gaz vénézuélien via la Colombie et sur une coordination accrue dans la région en matière de sécurité.
M. Petro a évoqué l’espoir d’une coopération énergétique incluant le Venezuela et indiqué que Donald Trump s’était dit disposé à jouer un «rôle de médiateur» dans le différend commercial entre la Colombie et l’Équateur.
Il s’agissait de la première rencontre entre les deux dirigeants aux vues diamétralement opposées. De manière plutôt inhabituelle, le président américain n’a pas invité les journalistes dans le Bureau ovale pour son entrevue avec son homologue colombien.
La Maison Blanche s’est contentée de publier deux photos sur X, tandis que la présidence colombienne a diffusé plusieurs clichés, dont celui d’une poignée de main entre le dirigeant républicain et l’ancien guérillero devenu chef d’État.
À rappeler que cette rencontre a eu lieu peu après que Donald Trump, qui considère ouvertement l’Amérique latine comme sa chasse gardée, ait fait capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro, et que le gouvernement américain souhaite désormais «dicter» les décisions de Caracas, particulièrement en matière d’industrie pétrolière.
Wilda Dénestant
Vant Bèf Info (VBI)
Avec France 24
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