Droits humains : L’ANCVDH dénonce les détentions illégales prolongées à la DCPJ
L’Action Nationale Contre la Violation des Droits Humains (ANCVDH) a dénoncé, dans une note rendue publique le 23 septembre, la pratique de détentions prolongées à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). Selon son coordonnateur, Simon Daniel, de nombreux citoyens sont maintenus en prison sans jugement, en violation des lois en vigueur.

Port-au-Prince, 26 septembre 2025 — L’organisation affirme que certaines personnes sont retenues trois, quatre, voire six mois ou plus, sans être déférées devant un juge. Une pratique contraire à la Constitution haïtienne et au Code d’instruction criminelle. L’ANCVDH rappelle notamment que l’article 26 de la Constitution stipule qu’aucune personne arrêtée ne peut être maintenue en détention au-delà de 48 heures sans comparaître devant une autorité judiciaire.
De plus, les articles 11 et 12 du Code d’instruction criminelle garantissent à tout citoyen le droit d’être rapidement entendu par la justice. Malgré ces garanties, l’organisation regrette que la DCPJ continue de priver des détenus de leur droit fondamental à un procès équitable, ce qui constitue, selon elle, un grave recul de l’État de droit.
Face à cette situation, l’ANCVDH appelle les autorités judiciaires et politiques à agir sans délai pour mettre fin à ces violations. Elle exhorte l’État à garantir le respect des droits humains et à faire en sorte qu’aucun citoyen ne soit détenu arbitrairement.
Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)
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