Droit international : Donald Trump évoque l’annexion du Groenland
Au lendemain de l’attaque militaire menée par les États-Unis contre la République bolivarienne du Venezuela, dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité d’une annexion du Groenland, territoire autonome relevant du Royaume du Danemark. La déclaration a été faite lors d’un échange avec la presse.

Port-au-Prince, 6 janvier 2026. Ces propos ont provoqué de vives réactions au Danemark et au sein de l’Union européenne. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a exprimé sa préoccupation dans une interview accordée à la chaîne TV2. « Si les États-Unis choisissent d’attaquer militairement un autre pays de l’OTAN, alors tout s’arrête. Y compris notre OTAN, et donc la sécurité mise en place depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », a-t-elle déclaré, affirmant par ailleurs tout mettre en œuvre pour éviter une telle escalade.
Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a également réagi. « Ça suffit maintenant », a-t-il lancé dans la nuit de dimanche à lundi, en référence aux menaces formulées par le président américain, qui avait affirmé vouloir « s’occuper » de l’île arctique.
Lors d’une conférence de presse tenue lundi à Nuuk, capitale du Groenland, M. Nielsen a toutefois appelé au calme. « La situation n’est pas telle que les États-Unis puissent conquérir le Groenland. Ce n’est pas le cas. Nous ne devons donc pas paniquer. Nous devons rétablir la bonne coopération que nous avons eue », a-t-il déclaré. Il a néanmoins indiqué que son gouvernement envisageait de durcir le ton, estimant insatisfaisante la manière dont les échanges se déroulent actuellement. « Il est temps que la communication cesse de se faire par les médias et par des détours », a-t-il ajouté.
De son côté, Donald Trump affirme que les États-Unis ont un « grand besoin » du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il a également soutenu que le Danemark ne serait pas en mesure d’assurer pleinement la gestion de l’île, lors d’une interview accordée à des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One. Le président américain a par ailleurs indiqué vouloir « s’occuper » du Groenland dans un délai qu’il a estimé à une vingtaine de jours.
Réagissant à ces propos, le chef du gouvernement groenlandais a tenu à marquer la différence avec la situation vénézuélienne. « Notre pays n’est pas comparable au Venezuela. Nous sommes un pays démocratique, et nous le sommes depuis de très nombreuses années », a-t-il insisté.
La Première ministre danoise a, pour sa part, rejeté toute remise en cause de la sécurité dans la région arctique. « Je ne suis pas d’accord pour dire que la sécurité dans l’Arctique n’est pas assurée », a affirmé Mme Frederiksen, rappelant qu’en 2025, le Danemark avait consacré près de 1,2 milliard d’euros au renforcement de la sécurité dans cette zone stratégique.
L’Union européenne a également réagi par la voix d’Anitta Hipper, porte-parole de la diplomatie européenne, rappelant que l’UE continuerait de défendre « les principes de souveraineté nationale, d’intégrité territoriale et d’inviolabilité des frontières », en particulier lorsque l’intégrité territoriale d’un État membre est remise en cause.
Wilda Dénestant
Vant Bèf Info (VBI)
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