Dignité : le directeur général accuse d’anciens employés de bloquer le transport scolaire
Le directeur général de Dignité, Didier Benel, accuse d’anciens employés de bloquer des autobus scolaires dans plusieurs villes d’Haïti. Selon lui, ces actions visent à réclamer des arriérés de salaire et perturbent le transport des élèves.

Port-au-Prince, 14 octobre 2026. Lors d’une conférence de presse tenue le mardi 13 octobre 2026, Didier Benel a également mis en cause plusieurs personnes, dont l’ancien directeur de la compagnie, Pierre Richard Félicin. Il les accuse de mener des actions à caractère politique pour fragiliser l’institution. Toutefois, ces accusations n’ont pas été corroborées par des éléments indépendants.
Concernant les arriérés de salaire, le directeur général affirme que certains anciens employés réclament entre 48 et 60 mois de rémunération impayée. Il attribue cette situation à la gestion de l’ancienne administration. Selon lui, seuls sept autobus étaient disponibles à son arrivée à la tête de la compagnie.
Par ailleurs, Didier Benel dénonce des pressions présumées exercées par certains policiers sur les chauffeurs de Dignité. Il affirme que ces agents interceptent des autobus et infligent des contraventions aux conducteurs. Ces déclarations n’ont pas été vérifiées de manière indépendante.
Le directeur général indique également que plusieurs employés avaient été placés en disponibilité sans rémunération sous l’ancienne administration. Selon lui, ces travailleurs peuvent être rappelés en fonction des besoins de la compagnie.
Pour défendre son bilan, Didier Benel affirme avoir dirigé Dignité pendant 22 mois et un jour. Il soutient qu’aucun sit-in n’a été organisé devant l’institution pour réclamer des arriérés de salaire durant cette période. Il précise que les employés sont payés tous les deux mois.
Enfin, le directeur général estime que les blocages actuels visent à paralyser les activités de Dignité. Il affirme que ces perturbations empêchent notamment les élèves des villes de province de bénéficier du transport scolaire.
Les personnes mises en cause n’ont pas réagi à ces accusations dans les informations disponibles. Leur version des faits reste donc à recueillir.
Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info
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