Des employés syndiqués du MJSAC solidaires envers la ministre Octavius critiquent vertement l’ULCC
Des employés du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique (MJSAC) dénoncent le caractère politique du rapport de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) sur la gestion de la ministre Niola Lynn Octavius. Lors d’une conférence de presse tenue le mardi 30 septembre 2025, ils ont également pointé du doigt la plateforme de défense des droits humains baptisée ECC, qu’ils accusent d’agir sous l’instigation de Pierre Espérance, directeur exécutif du RNDDH.

Pour ces contestataires, il s’agit d’une manipulation politique visant Niola Lynn Octavius, devenue ministre après quinze années de carrière au MJSAC.
Port-au-Prince, mardi 30 septembre 2025. – « Par ce rapport, l’ULCC veut déstabiliser la carrière d’une femme qui a gravi les échelons, en se transformant en cercle mafieux et de chantage », ont déclaré les syndiqués du MJSAC à la rédaction de Vant Bèf Info (VBI), en réaction au document accusant la ministre de détournements de fonds.
Le rapport de l’ULCC reproche à Niola Lynn Octavius d’avoir détourné plusieurs millions de gourdes lors de la célébration de la Bataille de Vertières, le 18 novembre 2024.
Joseph Archelus, employé syndiqué, souligne que, selon lui, « en Haïti, un petit groupe d’opportunistes, de manipulateurs et de malfaiteurs a pris en otage une institution comme l’ULCC, qui avait pourtant une mission noble et prestigieuse. Ce groupe mafieux et sans scrupules a transformé l’ULCC en un outil politique et en une véritable banque destinée à enrichir des racketteurs de tous bords. Leur stratégie consiste à détruire des personnes qui se dévouent entièrement au service de l’État ».
Une quarantaine d’employés, qui se sont présentés comme de jeunes hommes et femmes dignes et intègres, rassemblés dans une salle du ministère, se sont montrés très remontés contre ce qu’ils appellent « un petit club connu pour sa capacité de nuisance, cherchant avant tout à salir l’image et la réputation de jeunes hommes et de jeunes femmes qui souhaitent faire carrière dans l’administration publique ». Ces employés, membres du syndicat du MJSAC, ont rappelé le parcours de Mme Octavius, qui a passé quinze ans au service du ministère avant d’être nommée ministre.
Certains employés crient au scandale, estimant que le rapport est biaisé et « concocté sous la plume de prédateurs qui inventent des numéros de chèques et de faux dossiers pour sacrifier des fonctionnaires honnêtes, uniquement dans l’intérêt de quelques profiteurs ».
En réaction, ils exhortent le directeur général de l’ULCC, Hans Ludwig Joseph, à rendre des comptes sur les 3 500 000 gourdes allouées chaque mois aux enquêtes. « Ces fonds servent-ils réellement aux enquêtes ? », ont-ils questionné.
Par ailleurs, ils exigent des explications sur le dossier de l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA), dans lequel l’épouse du directeur de l’ULCC serait impliquée dans un détournement de fonds.
En conclusion, les employés affirment vouloir rappeler aux institutions du pays la véritable mission de l’ULCC : non pas éliminer les gens honnêtes, mais combattre réellement la corruption et protéger l’intérêt public.
Alfailly Junior PIERRE
Vant Bèf Info (VBI)
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