Crise politique en Haïti : le KPC propose un conseil de 5 membres
À moins de trois semaines de la fin officielle du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le parti Konviksyon Pou Chanjman (KPC) relance le débat sur l’avenir institutionnel d’Haïti. Dans une nouvelle proposition rendue publique, le parti appelle à une réorganisation urgente de la gouvernance transitoire afin d’éviter une aggravation de la crise politique.

Dans un document officiel intitulé « Nouvelle proposition de Konviksyon Pou Chanjman (KPC) pour une logique transition », le KPC indique avoir mené de longues réflexions conjointement avec la plateforme Debloke Haïti, laquelle regroupe plusieurs organisations de base et partis politiques. De ces consultations découlent plusieurs constats jugés préoccupants.
Le parti souligne d’abord que la transition du pouvoir doit impérativement s’effectuer dans un climat de bonne foi et de consentement mutuel au sein du CPT. Or, selon le KPC, le gouvernement dirigé par Didier Fils-Aimé ne serait pas en mesure d’assurer efficacement ce rôle, compte tenu de son statut d’émanation directe du CPT.
À l’approche de l’échéance constitutionnelle du 7 février 2026, le document insiste sur l’incapacité actuelle des membres du CPT à s’accorder sur un plan de sortie clair et consensuel. Une situation qui, selon le KPC, expose le pays à un danger majeur si aucune solution n’est trouvée avant cette date butoir.
Le parti rappelle également que la crise persistante a pour principale victime le peuple haïtien, pris en étau entre l’insécurité, l’instabilité politique et l’absence de perspectives institutionnelles claires. Face à cette réalité, le KPC appelle l’ensemble des acteurs politiques à faire preuve de dépassement de soi et de responsabilité nationale.
Dans ce contexte, Konviksyon Pou Chanjman estime qu’aucun parti politique ne peut prétendre ignorer la gravité de la situation actuelle. Tous sont, selon le texte, interpellés par l’urgence de préserver la stabilité du pays.
Se positionnant comme un acteur responsable, le KPC annonce avoir soumis à la table des négociations une proposition alternative de gouvernance. Celle-ci prévoit la mise en place d’un conseil restreint de cinq membres, dont trois seraient issus du CPT et deux autres choisis parmi les partis et organisations politiques non signataires de l’accord du 3 avril 2024, à l’issue de consultations élargies.
À travers cette initiative, le KPC dit vouloir contribuer à un dénouement pacifique de la crise, fondé sur l’inclusion, le dialogue et la recherche d’un consensus national, afin de garantir la continuité du processus politique et d’éviter un vide institutionnel aux conséquences incalculables.
Nerline Félix
Vant Bèf Info (VBI)
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