Crise : La coordination du Sud de la Plateforme Ayisyen pou Ayiti réclame un accord inclusif politique
La coordination départementale du Sud de la Plateforme Ayisyen pou Ayiti critique sévèrement les 21 mois de gestion du Conseil présidentiel de transition et du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé. Dans une note publique, elle dénonce la dégradation de la situation sécuritaire, sociale et économique du pays, tout en saluant la détermination du peuple haïtien, en particulier dans le Grand Sud.

Cayes, le 18 janvier 2026.-
Selon la coordination, la situation sécuritaire continue de se détériorer à travers le pays. Les assassinats et les massacres se multiplient, tandis que les violences des gangs poussent de nombreuses familles à fuir leurs quartiers. Des milliers de personnes vivent aujourd’hui dans des camps de fortune. La crise humanitaire s’aggrave également, avec une hausse du nombre de personnes souffrant de la faim et un accès de plus en plus limité à l’éducation pour les enfants.
Dans le Grand Sud, les difficultés de déplacement accentuent l’isolement de la région. Les routes nationales sont en grande partie bloquées, empêchant les habitants de se rendre à Port-au-Prince et limitant les échanges entre la capitale et les départements du Sud. Cette situation affecte lourdement la vie économique et sociale de la population.
À l’approche du 7 février 2026, date prévue pour la fin de la transition conformément à l’accord du 3 avril 2024, la coordination estime que les engagements pris par les autorités n’ont pas été respectés. Le rétablissement de la sécurité, les réformes institutionnelles et l’organisation d’élections figuraient parmi les priorités annoncées. Or, après 21 mois, aucun progrès significatif n’a été constaté, selon la coordination.
Face à ce constat, la coordination départementale du Sud appelle les acteurs politiques et sociaux à se mobiliser afin de trouver un nouvel accord avant l’échéance du 7 février. Elle propose la mise en place d’une nouvelle direction de la transition, composée d’un président et d’un Premier ministre, chargés de redresser la gouvernance du pays. Le président pourrait être choisi parmi des personnalités issues du système judiciaire, du secteur politique ou de la société civile.
Pour la coordination, cette nouvelle formule de gouvernance doit permettre de rétablir un minimum de stabilité et de créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles et transparentes, attendues par une grande partie de la population.
Vant Bèf Info (VBI)
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