Corruption : l’ULCC publie sept rapports accablants
L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a rendu publics, vendredi 26 septembre, sept rapports d’enquête mettant en évidence des pratiques de détournement, d’abus de fonction et d’irrégularités financières dans plusieurs institutions publiques. Les conclusions recommandent des audits et la mise en mouvement de l’action publique contre plusieurs ministres, directeurs généraux et responsables administratifs.

Port-au-Prince, 27 septembre 2025 – Le premier rapport concerne le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique (MJSAC), où dix millions de gourdes alloués aux activités commémoratives de la Bataille de Vertières, en novembre 2024, auraient été mal gérés. La ministre Niola Lynn Sarah Octavius est directement mise en cause.
Le deuxième document épingle l’ancien directeur général de la Télévision Nationale d’Haïti (TNH), Gamall Jules Augustin, accusé de détournement de biens publics, abus de fonction, faux et prise illégale d’intérêts. L’enquête fait état de contrats détournés, de cartes de débit manipulées et de réquisitions fictives de carburant. Déjà arrêté le 22 septembre, il est au centre de poursuites judiciaires.
Un troisième rapport cible le Service National de Gestion des Résidus Solides (SNGRS). Le directeur général Germain Paulémon, son adjoint Max Alex Joseph et l’administratrice Bibiana Bélizaire sont accusés d’avoir participé à un système de détournement de carburant, portant sur des montants importants.
Un quatrième document met en lumière des pratiques de corruption à l’Université Publique du Bas-Artibonite de Saint-Marc (UPBAS) entre 2021 et 2025. Plusieurs responsables, dont le recteur Wilfrid Azarre et le directeur des opérations Adzenwiller Azarre, sont pointés du doigt pour mauvaise gestion et détournement de fonds.
Enfin, trois enquêtes concernent la commune de Ouanaminthe, où des détournements et irrégularités ont été relevés dans la réhabilitation de la place publique, ainsi que dans la gestion des marchés communal et frontalier.
Dans ses conclusions, l’ULCC préconise des audits administratifs, la mise en place de mécanismes de contrôle internes et l’ouverture de procédures judiciaires contre les responsables impliqués. L’institution rappelle que la lutte contre la corruption doit constituer une priorité nationale.
Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)
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