Colombie : Gustavo Petro affirme qu’une attaque contre son hélicoptère a été déjouée
Le président colombien Gustavo Petro a déclaré avoir échappé à une attaque armée visant l’hélicoptère dans lequel il se trouvait lundi, dans le département de Córdoba, au nord du pays.

Port-au-Prince, 11 février 2026. S’exprimant lors d’un conseil des ministres retransmis en direct, le chef de l’État a indiqué que ses services de sécurité avaient annulé un atterrissage prévu après avoir détecté un risque de tirs contre l’appareil. Selon ses propos, l’hélicoptère a ensuite modifié sa trajectoire et prolongé son vol afin d’éviter toute menace. « Nous avons dû changer de destination pour qu’on ne me tue pas », a-t-il déclaré.
Au pouvoir depuis 2022, Gustavo Petro affirme être la cible de groupes criminels, notamment des organisations liées au narcotrafic et des dissidents des anciennes Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Parmi ces derniers figure Iván Mordisco, considéré par les autorités comme l’un des hommes les plus recherchés du pays.
Le département de Córdoba est également une zone d’influence du Clan del Golfo, présenté par les autorités comme le principal cartel de drogue colombien. Ce groupe a suspendu les négociations de paix engagées en septembre dernier avec le gouvernement au Qatar.
Cette suspension est intervenue peu après une rencontre à Washington entre Gustavo Petro et le président américain Donald Trump. Les deux dirigeants ont annoncé leur intention de renforcer la coopération sécuritaire et la pression militaire contre plusieurs chefs de groupes criminels, dont Chiquito Malo, présenté comme le dirigeant du Clan del Golfo.
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu, à trois mois de l’élection présidentielle. La Constitution colombienne interdit au président en exercice de briguer un second mandat. En 2024, Gustavo Petro avait déjà évoqué un projet d’attentat présumé contre lui.
Par ailleurs, les autorités ont annoncé la libération d’Aida Quilcué, sénatrice indigène enlevée mardi dans le département du Cauca, région marquée par la présence de groupes armés et par la culture de coca, utilisée pour la production de cocaïne.
Le ministre de la Défense a indiqué que l’élue et ses gardes du corps étaient « en bonne santé », sans fournir de précisions sur les circonstances de leur libération.
La Colombie demeure l’un des pays d’Amérique latine confrontés à des violences politiques récurrentes. Au cours des dernières décennies, des candidats à la présidence, des élus et des leaders sociaux ont été assassinés dans un contexte marqué par le narcotrafic, les guérillas et les groupes paramilitaires.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)
Avec AFP
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