Carnaval 2026 : dans le Grand Sud, les bandes traditionnelles défilent sans appui public
Malgré l’absence de financement étatique, les bandes traditionnelles participent au Carnaval 2026 dans plusieurs villes du Grand Sud. Des responsables culturels dénoncent un désengagement des autorités au profit des chars sonores et des groupes amplifiés.

À l’occasion du Carnaval 2026, les bandes traditionnelles défilent dans les rues de Jérémie et des Cayes, au rythme des tambours, des cornes et des chorégraphies héritées des pratiques populaires. Leur présence contraste avec les difficultés organisationnelles évoquées par plusieurs responsables locaux.
Depuis plusieurs années, des acteurs culturels dénoncent un recul du soutien public en faveur de ces formations. Selon eux, les financements se concentrent davantage sur les chars sonores et les groupes à forte amplification, au détriment des ensembles traditionnels.
À Jérémie, des chefs de bande indiquent avoir financé leur participation par des cotisations internes et des contributions communautaires. Achat de tissus, fabrication d’instruments artisanaux et répétitions ont été assurés sans appui institutionnel, affirment-ils.
Aux Cayes, un artisan spécialisé dans la confection de costumes traditionnels fait état de l’absence de financement et d’encadrement public. Il estime que les groupes doivent compter principalement sur leurs propres ressources pour maintenir leurs activités.
Pour des observateurs culturels, cette situation fragilise la transmission de pratiques musicales et rituelles ancrées dans l’histoire locale. Les bandes traditionnelles occupent une place centrale dans le carnaval haïtien, associant musique, satire sociale et représentations symboliques.
Malgré ces contraintes, les groupes concernés annoncent leur intention de poursuivre leur participation aux festivités, indépendamment d’un éventuel soutien public.
Judelor Louis Charles
Vant Bèf Info (VBI)
Discover more from Vant Bèf Info (VBI)
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
