Cap-Haïtien : le RJNPH dénonce des menaces violents contre des journalistes et prend ses distances avec la PNH
Le Réseau des Journalistes Numériques Professionnels d’Haïti (RJNPH) a exprimé, le lundi 26 janvier 2026, sa vive inquiétude face à la multiplication des menaces et des actes de violence visant des professionnels de la presse, en particulier dans la ville du Cap-Haïtien.

Cap-Haïtien, le 27 janvier 2026.-
Dans une note de dénonciation, signé par son coordonateur general Edwardo Pierre, l’organisation affirme que plusieurs journalistes ont été victimes, à répétition, d’intimidations, d’agressions physiques et de traitements jugés dégradants dans l’exercice de leurs fonctions. Le RJNPH cite notamment l’agression de Frensly Estimable et Herly Millien, survenue le samedi 27 décembre 2025, à la rue 5, boulevard, au Cap-Haïtien.
Selon le RJNPH, les deux journalistes auraient été violemment pris à partie par des agents de sécurité de la mairie du Cap-Haïtien, assistés d’un individu armé, en présence de membres de la commission municipale, dont Patrick Almonor et Isaac Pierre-Louis.
Plus d’un mois après les faits, l’organisation déplore l’absence de mesures administratives ou judiciaires contre les auteurs présumés. Elle dénonce également le silence des autorités compétentes, qu’elle qualifie d’inquiétant .
Le RJNPH indique par ailleurs que lors de l’audition tenue le 26 janvier 2026 à l’Inspection générale régionale Nord de la Police nationale d’Haïti (IGPNH), la gravité des faits aurait été minimisée. Toujours selon l’organisation, les victimes, pourtant clairement identifiées comme journalistes en service, auraient fait face à des propos jugés irrespectueux et dégradants.
Face à cette situation, le RJNPH s’est dit indigné par l’attitude de l’institution policière, rappelant que sa mission première est de protéger les citoyens. L’organisation estime que l’impunité dans ce dossier constitue une menace directe pour la liberté de la presse et, plus largement, pour la sécurité de la population.
En signe de protestation, le RJNPH a annoncé sa décision de ne plus participer à aucune activité de la Police départementale du Nord jusqu’à nouvel ordre. Tout en appelant les plus hautes autorités de l’État, les instances judiciaires ainsi que la hiérarchie de la Police nationale d’Haïti à se saisir du dossier et à garantir que les responsabilités soient établies.
En guise de conclusion, elle réaffirme que la protection des journalistes est une obligation de l’État et que la liberté de la presse ne saurait être remise en cause.
Mederson Alcindor
Vant Bèf Info (VBI)
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