Baccalauréat 2025 : 55 % d’échecs, un élève sur deux échoue à l’examen national
- Le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) a publié les résultats des examens du Baccalauréat 2025. Sur 94 461 candidats, seulement 42 466 ont été admis, soit un taux national de réussite de 44,96 %, ce qui signifie que plus de la moitié des élèves ont échoué à cet examen crucial.

Port-au-Prince, 19 septembre 2025 —
Les résultats varient considérablement selon les départements. Le Sud arrive en tête avec 66,93 % de réussite, suivi de la Grand’Anse (61,87 %) et des Nippes (54,64 %). En revanche, le Nord-Ouest (30,99 %) et l’Artibonite (36,24 %) enregistrent les taux les plus faibles.

Pour le Bac Permanent Philosophie (2024–2025), sur 594 candidats, 66 % ont été admis. Le Nord et le Nord-Ouest affichent un taux exceptionnel de 100 %, suivis par les Nippes (92 %) et le Sud-Est (78,13 %). À l’inverse, l’Artibonite (28,42 %) et le Sud (35,56 %) ferment la marche.
Concernant le Bac Permanent NS-IV, 14 169 candidats ont participé, avec un taux national de 38,99 %, soit 5 524 admis. Les Nippes (61,47 %), la Grand’Anse (53,35 %) et l’Ouest (45,17 %) se démarquent, tandis que le Nord-Ouest (17,55 %), le Centre (27,74 %) et le Nord-Est (27,81 %) obtiennent les pires performances.
Le MENFP a précisé que les résultats pour les Écoles Normales d’Instituteurs et les Jardinières d’Enfants seront communiqués ultérieurement. Les candidats peuvent consulter leurs résultats dans les Directions Départementales d’Éducation ou par courriel à directiongenerale@menfp.gouv.ht.
Selon l’OCHA, plus de 1 600 écoles étaient fermées fin avril 2025, affectant près de 243 000 enfants, une augmentation de 60 % depuis le début de l’année. Environ 80 écoles servent actuellement de refuges pour les déplacés, tandis que 166 autres ont été relocalisées dans des sites souvent dépourvus de conditions minimales d’enseignement (eau potable, matériel scolaire, infrastructures).
En somme, cet échec cuisant, bien que prévisible, doit servir d’électrochoc. Puisqu’il est désormais acté, l’État a le devoir urgent de se doter des moyens nécessaires pour prévenir d’éventuelles catastrophes éducatives à venir.
Mederson Alcindor
Vant Bèf Info (VBI)
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