Attaque de Pont-Sondé : trois jours après, l’absence de réaction du CPT, la société civile et les organismes de droits humains,même pas une note.

Trois jours après l’attaque menée par le groupe armé Gran Grif à Pont-Sondé, des milliers d’habitants déplacés vivent dans une grande précarité à Saint-Marc. Aucune intervention officielle n’a encore été annoncée pour leur porter assistance.

L’incursion violente, survenue dans la nuit du 29 novembre 2025, a provoqué un exode massif dans l’une des localités essentielles de la vallée de l’Artibonite. Les résidents ont abandonné maisons, biens et plantations pour se réfugier principalement sur la place publique de Saint-Marc, où ils s’entassent sans abri, nourriture ni encadrement.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les assaillants ont incendié des maisons, menacé les habitants et saccagé des commerces, renforçant ainsi la détérioration de la situation sécuritaire dans le département.

Malgré l’ampleur du drame, ni le gouvernement ni le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) n’ont réagi publiquement. Aucun communiqué, aucune visite officielle et aucune mesure d’urgence n’avaient été annoncés jusqu’à ce dimanche, laissant les victimes dans l’incompréhension et la frustration.

« J’ai seulement eu le temps de prendre mon bébé. J’ai tout perdu. Nous dormons dehors et personne ne vient nous voir », témoigne une commerçante jointe par téléphone.
Jean-Pierre, agriculteur de 62 ans, raconte avoir marché pendant plusieurs heures avec ses petits-enfants après l’incendie de sa maison : « Mon champ et mon travail ont disparu. Nous ne savons pas quoi faire. »

Les déplacés réclament une intervention humanitaire immédiate ainsi qu’un plan de sécurité capable de reprendre le contrôle de la zone, alors que l’Artibonite s’impose de plus en plus comme un nouvel épicentre de la crise sécuritaire nationale.

Judelor Louis Charles
Vant Bèf Info (VBI)


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