Artibonite : plus de 70 morts à Jean Denis, l’ECCREDHH appelle à une réponse urgente de l’État

L’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) condamne avec la plus grande fermeté le massacre survenu dans la nuit du 28 au 29 mars 2026 dans le département de l’Artibonite, notamment dans les localités de Jean Denis et Pont-Sondé.

Artibonite, le 31 mars 2026. Cette attaque d’une extrême violence a plongé la population dans la peur et ravivé les inquiétudes liées à la détérioration continue de la situation sécuritaire en Haïti.

Un bilan humain et matériel lourd

Selon un bilan provisoire communiqué par l’organisation, au moins 70 personnes ont été tuées, une trentaine d’autres blessées, tandis que plus de 50 habitations ont été incendiées.

L’ampleur des pertes humaines et matérielles témoigne d’une situation qui dépasse, selon l’ECCREDHH, le cadre de l’insécurité ordinaire. L’organisation estime que ces actes constituent une atteinte grave à la dignité humaine et appellent une réponse immédiate et proportionnée de l’État.

Une forte indignation face à la violence

L’ECCREDHH exprime une profonde indignation face à ce drame, qu’elle considère comme un signal d’alarme pour la société haïtienne. L’organisation dénonce une recrudescence de la violence armée touchant des civils, dans un contexte marqué par une absence persistante de justice et de sanctions.

Des critiques sur la réponse des autorités

Dans sa prise de position, l’organisation met en cause l’inaction des autorités haïtiennes, qu’elle juge préoccupante. Selon elle, le manque de réaction face à de tels événements alimente un sentiment d’impunité et fragilise davantage les institutions publiques.

Elle souligne qu’un État incapable d’assurer la sécurité de ses citoyens est confronté à un défi majeur de légitimité et de gouvernance.

Une crise humanitaire aggravée

Au-delà du bilan humain, la situation humanitaire demeure critique. Plus de 5 700 personnes ont été contraintes de quitter leurs domiciles, se réfugiant notamment à Saint-Marc et à Marchand-Dessalines.

Ces personnes déplacées vivent dans des conditions précaires, avec un accès limité à l’abri, à la nourriture et aux soins de santé. L’ECCREDHH appelle à une mobilisation humanitaire rapide pour répondre aux besoins urgents des victimes.

Un appel à l’action des autorités

L’organisation appelle le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, ainsi que son gouvernement, à prendre des mesures immédiates pour rétablir la sécurité dans les zones affectées.

Elle insiste sur la nécessité d’une intervention rapide, coordonnée et efficace afin de neutraliser les groupes armés et de rétablir l’ordre public.

Un appel à la mobilisation nationale et internationale

En conclusion, l’ECCREDHH exhorte l’État haïtien à renforcer ses actions en matière de protection des citoyens et à garantir le respect du droit fondamental à la vie.

L’organisation invite également les acteurs nationaux et internationaux à se mobiliser afin d’éviter une aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire que traverse le pays.

Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)


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