Affrontements sanglants entre gangs: la police réagit finalement

La direction de communication de la police a réagi, ce mercredi 10 décembre 2025, à la flambée de violences observée ces derniers jours entre plusieurs groupes armés, notamment dans le quartier de Bel-Air.

Port-au-Prince, le 10 décembre 2025. Dans un communiqué, l’institution policière assimile cette montée des tensions à une conséquence directe de l’effondrement progressif des alliances criminelles, tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre ses opérations jusqu’à la victoire finale.

Selon la PNH, les affrontements qui se multiplient au sein même des réseaux criminels ne sont que l’illustration d’une réalité connue, car les gangs ne reposent sur aucune idéologie, ni vision commune.

La DICOP insiste sur le caractère opportuniste de leurs alliances, décrites comme éphémères et entièrement motivées par la survie immédiate.

“Dès que la pression extérieure diminue ou qu’un danger commun disparaît, les fractures internes réapparaissent, donnant lieu à des règlements de comptes sanglants”.

Les récentes tueries entre groupes armés seraient donc, selon la DICOP, la preuve tangible de ces dissensions profondes.

Dans son communiqué, la Police Nationale met également l’accent sur l’intensification de ses opérations durant les deux derniers mois.

Elle rappelle ses interventions menées notamment à Village Solidarité, Simon Pelé, Delmas 19, Bas-Delmas, Centre-ville de Port-au-Prince, Croix-des-Bouquets, Marassa, Carrefour Vincent, Kenscoff, Artibonite et à Mirebalais dans le département du centre.

Ces interventions auraient, selon la DICOP, sérieusement ébranlé les réseaux criminels, contribuant à fragiliser davantage leurs relations internes.

L’institution policière appelle par ailleurs à une mobilisation collective, partant du soutien du gouvernement, accompagnement du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et adhésion de la population civile.

Pour la PNH, seule l’unité nationale permettra de reprendre le contrôle du territoire.

Ce message intervient toutefois à un moment où, sur le terrain, la population attend beaucoup plus qu’un rappel symbolique de détermination.

Les enlèvements se multiplient dans la commune de Delmas, plongeant les habitants dans la peur et l’incertitude.

Parallèlement, malgré les annonces répétées de la PNH, les grands axes stratégiques menant à la capitale demeurent sous la domination de groupes criminels.

Dans les faits, aucun des territoires contrôlés par les bandes armées n’a encore été repris de manière durable, ce qui relativise les succès avancés dans le communiqué.

Moïse François

Vant Bèf Info (VBI)


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