Affaire Stephora Joseph : la communauté haïtienne manifeste à Dajabón pour réclamer justice
Un groupe d’Haïtiens s’est rassemblé, le jeudi 11 décembre 2025, au pont frontalier reliant Ouanaminthe à Dajabón, en République dominicaine, pour réclamer justice dans l’affaire Stephora Anne-Mircie Joseph, une élève haïtienne de 11 ans décédée par noyade lors d’un voyage scolaire. Munis de pancartes et de banderoles, les manifestants ont exigé que toute la lumière soit faite sur les circonstances du drame.

Des Haïtiens manifestent à Dajabón pour demander justice pour Stephora.
CP: Listín Diario
Dajabón, le 12 décembre 2025. La mobilisation s’est déroulée dans le calme. Les protestataires ont demandé une enquête approfondie, tandis que des policiers haïtiens surveillaient la zone afin d’éviter tout incident et maintenir l’ordre public à la frontière.
Quatre responsables de l’école Leonardo Da Vinci de Santiago avaient été mises en examen dans cette affaire : Yris del Carmen Reyes Adames, directrice administrative ; Gisela Altagracia de las Mercedes González, coordonnatrice générale ; Francisca Josefina Tavárez Vélez, conseillère ; et Vilma Altagracia Vargas Morel, coordonnatrice du niveau secondaire.
Le parquet les accuse d’avoir fait preuve de maladresse, de négligence et d’une imprudence extrême, en manquant à leur devoir de vigilance envers les élèves.
D’après les informations communiquées par le ministère public, la piscine où s’est noyée la jeune fille n’était pas balisée.
Vers 9 h 44, Stephora est entrée dans l’eau, avançant normalement, avant de s’engager dans une zone plus profonde sans s’en rendre compte. Les enquêteurs rapportent qu’elle a tenté de signaler sa détresse en agitant les bras, mais n’a reçu aucune assistance immédiate.
Selon les experts du Département des crimes et délits de haute technologie (DICAT), le corps de l’enfant est resté au fond de la piscine durant environ trente minutes. C’est un autre élève qui a aperçu le corps remonté à la surface et a alerté les adultes présents, permettant finalement de la sortir de l’eau.
Le tribunal a imposé, la veille de la manifestation, le mercredi 10 décembre, des mesures coercitives à trois des quatre accusées : une garantie financière de 500 000 pesos et l’obligation de se présenter régulièrement devant la justice, et à décidé de libéré Gisela Altagracia de las Mercedes González, coordonnatrice générale et conseillère au sein de la direction de l’Institut Leonardo Da Vinci, sans aucune mesure coercitive. La famille de Stephora, profondément affectée, continue de réclamer justice et transparence dans le traitement du dossier.
Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info
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