Acteur majeur de la transition signée Ariel Henry, le parti Fusion se positionne face à l’échec du CPT

Le Parti Fusion des Socio-démocrates Haïtiens (PFSDH), acteur majeur de la transition dirigée par Ariel Henry et qui a fait perdre au pays près de 33 mois après l’assassinat du président Jovenel Moise en juillet 2021, se positionne face à l’échec du Conseil présidentiel de transition (CPT). Il appelle à la formation d’un gouvernement de salut public sous la présidence d’un juge de la Cour de cassation.

Port-au-Prince, le 23 janvier 202. « L’année 2026 s’ouvre dans un contexte d’extrême gravité pour notre pays, plongé dans une crise multidimensionnelle plus profonde encore que celle observée il y a cinq ans, au moment où l’insécurité commençait à atteindre un seuil critique », reconnait le parti Fusion dans une note de conjoncture.

Pour les responsables de ce parti, nous devons éviter, une fois de plus, l’imposition de solutions importées, souvent déconnectées des réalités haïtiennes et des aspirations profondes du peuple.

Ils notent qu’après 21 mois de gouvernance calamiteuse et coûteuse pour le Trésor public, aucun résultat tangible n’a été livré au peuple haïtien par les deux branches de l’Exécutif, en dépit des engagements formellement inscrits dans leur feuille de route.

Sur le plan économique, le parti souligne que, suivant les données de l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), Haïti a clôturé l’année 2025 avec une septième année consécutive de croissance négative. Le Produit Intérieur Brut (PIB) s’est contracté de 2,7 % pour l’exercice fiscal 2024-2025, portant la baisse cumulée de la richesse nationale à plus de 16 % depuis 2018.

Ce n’est pas tout, il y a aussi une inflation annuelle qui atteint la barre de 32,2 % et une économie nationale désormais en lambeaux.

Le parti souligne qu’après 21 mois de tergiversations, de divisions internes, de scandales de corruption et de manœuvres politiciennes, de tentatives émotionnelles de solutions bancales à la crise, le pays s’achemine vers le 7 février 2026 dans un contexte de vide politique préoccupant.

La solution, de l’avis du parti dont Edmonde Beauzile, passe par un dépassement et une responsabilité historique. Les trois grands secteurs de la vie nationale politique, économique et social doivent s’asseoir ensemble afin de proposer au pays une nouvelle forme de gouvernance dans un délai ne dépassant pas 15 jours.

Le parti Fusion croit qu’il est encore possible de mettre de côté les égos et les calculs partisans pour élaborer, avec sobriété et responsabilité, un véritable projet de société.

Il plaide en faveur d’une politique de solidarité active et de la mise en œuvre immédiate, dès le 7 février prochain, d’un plan de stabilisation d’urgence axé sur la protection sociale, incluant des subventions ciblées sur les produits de première nécessité et un soutien massif au crédit agricole afin de relancer la production nationale.

PFSDH appelle également à la formation d’un gouvernement de salut public sous la présidence d’un juge de la Cour de cassation, capable de restaurer l’autorité de l’État et de créer un environnement sécuritaire propice à l’organisation d’élections souveraines, honnêtes et inclusives, seules à même de redonner une légitimité démocratique au pouvoir.

Vant Bèf Info (VBI)


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