« À partir du 8 février, nous serons illégitimes », affirme Leslie Voltaire
En déplacement à Jacmel, le samedi 10 janvier 2026, le conseiller-président Leslie Voltaire a réaffirmé que le Conseil présidentiel de transition (CPT) remettra le pouvoir le 7 février 2026, conformément à l’Accord du 3 avril 2024. Il a exclu toute possibilité de prolongation du mandat de l’organe transitoire.

Port-au-Prince, 12 janvier 2026. — S’exprimant en marge d’une conférence-débat consacrée à un projet d’aménagement et de développement de la région Sud à l’horizon 2030, Leslie Voltaire a rappelé que les neuf membres du Conseil présidentiel de transition sont liés par les engagements qu’ils ont formellement pris en signant l’Accord du 3 avril 2024, document de référence de la transition politique en cours.

Selon lui, le respect de cette échéance constitue une obligation politique et morale pour l’ensemble des conseillers-présidents. « À partir du 8 février, nous serons illégitimes », a-t-il déclaré, soulignant que toute prolongation du CPT au-delà du 7 février serait contraire aux dispositions de l’accord.
Le conseiller-président a précisé qu’il s’exprimait au nom des neuf membres du CPT et que cette position était collective. « Nous avons signé, nous partirons », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de respecter les termes convenus.
Cette déclaration intervient alors que des spéculations circulent dans l’opinion publique sur une possible reconfiguration ou une prolongation de la transition. Leslie Voltaire a indiqué que le CPT n’envisage ni de renégocier l’accord ni de modifier le calendrier établi, réaffirmant son attachement au respect des engagements politiques formalisés le 3 avril 2024.
Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)
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